Zero DSR Black Forest :%% Batterie forte !

0
667

La DSR Black Forest est un peu l’arbre qui cache la forêt. Car, davantage que cette série limitée, dernier modèle en date de Zero Motorcycles, c’est le lancement, en 2018, d’une nouvelle batterie sur toute la gamme, autrement plus efficiente, qui marque l’entrée dans la cour des grands de la startup californienne spécialisée dans la production de motos électriques. 

Zero est arrivé, sans se presser (le patient Zero), à être aux deux-roues ce que Tesla est aux engins en comptant le double : un héraut de la mobilité électrique.

Fondée en 2006 par un ancien de la NASA et baptisée originellement Electricross, cette petite manufacture californienne, installée à ses débuts dans un petit garage à Santa Cruz, a parcouru beaucoup de chemin. Depuis la Zero S de 2009, la startup a lancé divers autres bécanes, écoulées (à dose homéopathique) en Amérique du Nord, puis en Europe. En parallèle, elle s’est fait un nom auprès des bikers de tous bords en remportant trois fois d’affilée, entre 2013 et 2015, la légendaire course de côte de Pikes Peak, catégorie motos électriques.

Mais trêve de «paléontologie» ! L’Histoire (la grande, celle avec un grand H) démarre véritablement en 2018, avec le lancement de la batterie ZF (pour Zero Force) 14,4, ce véritable «game changer».

Développée en interne par Zero, compatible avec tous les modèles Zero, même ceux conçus avant 2018, et dotée, comme son nom l’indique, d’une alimentation de 14,4 kWh, quand les batteries utilisées jusqu’alors sur ce modèle devaient se contenter de 7,2 kWh et que les accus les plus puissants de la firme culminaient à 11 kWh, cette nouvelle technologie coûterait à elle seule près de la moitié du prix de la Zero DSR Black Forest, soit entre 8 000 et 9 000 euros. Ce n’est pas rien, mais elle vous le rendra au centuple !

En effet, grâce à cet accumulateur révolutionnaire, la Zero DSR Black Forest affiche une autonomie de 262 km en ville et de 126 km sur route. De quoi envisager sereinement les trajets quotidiens, d’autant que ces batteries updatées sont épaulées par un accessoire inédit (optionnel). Il s’agit du Charge Tank, réservoir permettant de recharger jusqu’à 6 fois plus rapidement qu’une prise murale standard, de restituer jusqu’à 152 km d’autonomie pour chaque heure de branchement. Comptez un peu plus de 3 000 euros pour s’attacher les services de ce Charge Tank.

Pour couronner le tout, Zero a également développé sur cette moto et sur tout le reste de la gamme un mode de stockage à long terme, une première mondiale dans le monde des deux-roues propres. Concrètement, l’état de charge de la batterie et son endurance, sa tenue dans le temps, sont optimisés. Qui veut aller loin ménage sa monture…En fait, plutôt que d’être l’arbre qui cache la forêt (noire), la DSR Black Forest est la cerise sur le gâteau – composé d’une génoise au cacao et de crème chantilly, bien évidemment.

Watt a Wonderful World

Prenez une DSR, «dual sport» 100% électrique lancée en 2015, capable de briller sur l’asphalte autant que sur les sentiers et les chemins de terre, et métamorphosez-la, non sans lui trouver un nom de baptême mystérieux, en un trail au look et à la praticité exacerbés : traitement «treillis camouflage» de la partie haute du carénage, sacoches latérales et top case noir aluminium de grand volume, pare-brise et sièges grand tourisme, protecteur de phare…

Le résultat est digne d’intérêt car la base choisie est des plus saines. Les suspensions Showa de la DSR, notamment sa fourche télescopique inversée à l’avant, mais aussi son sélecteur de conduite, qui donne le choix entre trois modes (Eco, Custom et Sport), sa transmission directe, qui snobe l’embrayage, ou encore son ABS Bosch, figurent parmi les arguments massues de la série limitée qui nous intéresse.

Evidemment, la douloureuse a rarement aussi bien porté son nom : en France, la DSR Black Forest s’affiche à partir de 18 950 euros, soit un peu moins de 230 000 DH. Sachant qu’il faut mettre une fois de plus la main à la poche pour bénéficier du Charge Tank et que le niveau de performances de cette DSR BF (Vmax de 158 km/h) la place plus ou moins en concurrence avec une bécane thermique de 250 cm3, c’est scandaleusement déraisonnable. Mais n’est-ce pas là une caractéristique du «made in Silicone Valley» ? Un iPhone X ou une Tesla arborant la même lettre ne coûtent-ils pas bonbon eux aussi ?

Lazareth LMV 496 : Jésus Marie Joseph !

Toujours plus haut ! Lazareth a présenté fin janvier une moto volante. Equipée de quatre jantes comportant des turbines à réaction et qui pivotent pour adopter une posture horizontale et permettre ainsi de quitter le plancher des vaches, la LMV 496 est une concurrente plus que redoutable pour le Hoversurf Scorpion 3, machine qui équipe la police de Dubaï, et des autres engins de ce type.

Car elle ressemble réellement à une bécane, à un quad ! Avec leur look de drones géants, les rivaux font pâle figure ! Du reste, cette LMV 496 devrait tous les mettre à l’amende en matière de performances puisqu’elle est basée sur la LM 847, quadricycle démentiel, fantasmagorique, animé par un V8 de 470 ch d’origine Maserati.

Le très extravagant préparateur auto et moto français, fondé en 1998 par Ludovic Lazareth, «padawan» de Franck Sbarro, et qui s’est vu attribuer en 2018 le label «Entreprise du patrimoine vivant» par le ministère de l’Industrie et l’Institut supérieur des métiers, fait le buzz à chaque fois qu’il révèle une nouvelle création. Spectaculaires, exubérants, les modèles modifiés par Lazareth sont très appréciés par l’industrie cinématographique. Pour la petite histoire, plusieurs des créations de cette manufacture partagent l’affiche avec Vin Diesel et Mélanie Thierry dans le film Babylon A.D. (2008), réalisé par Matthieu Kassovitz.

Le réalisateur de «La haine» était d’ailleurs présent dans les locaux de la firme d’Annecy-le-Vieux le 31 janvier dernier afin d’assister à la démonstration des aptitudes aériennes de la LMV 496, démonstration qui s’est soldée par un flop retentissant, hélas. En effet, la machine a refusé de décoller, du fait de l’avarie d’un des six réacteurs. Selon Lazareth, qui promet de remettre le couvert incessamment, c’est la faute aux conditions météo, notamment à un trop fort taux d’humidité.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here