Voiture de l’année en Europe : Jaguar I-Pace rafle le titre

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C’est une victoire surprenante ! Le Jaguar I-Pace, pionnier des SUV 100 % électrique, remporte le titre de la Voiture de l’année en Europe au grand dam de l’Alpine A110. A l’issue du vote des journalistes, les deux véhicules ont terminé ex aequo, obtenant chacune 250 points. Pour les départager, les membres du jury ont comptabilisé le classement des deux véhicules pays par pays, ce qui a propulsé le I-Pace à la première place du podium. Voici l’essai détaillé qu’Autonews a réalisé à l’occasion de son lancement au Portugal.

Jaguar dégaine le premier SUV 100% électrique, prenant du coup une bonne longueur d’avance par rapport à ses concurrents allemands (Mercedes, BMW et Audi).Partis d’une feuille blanche, ses concepteurs ont misé sur un nouveau mode de propulsion, mettant en œuvre 2 moteurs électriques placés sur les essieux – un à l’avant, l’autre à l’arrière. Cette disposition permet de réduire le poids et de mieux répartir les batteries dans le plancher.

Esthétiquement, le I-Pace se distingue par un capot court percé d’un large tunnel. Le profil lui aussi est atypique avec les poignées de porte, à fleur de la carrosserie, qui surgissent dans une belle mise en scène ; les flancs musclés se conjuguent aux jantes de 22 pouces, compensant ainsi la hauteur de la caisse. Aussi haute que tronquée, la poupe constitue la partie la plus originale du SUV de Coventry.

Spacieux et confortable

Derrière cette silhouette atypique, se cache un habitacle digne de l’univers Star Trek, fort spacieux pour 5 passagers. A titre indicatif, le I-Pace fait jeu égal avec un SUV medium size (comme l’Audi Q5 et BMW X3) en termes de mensurations, mais il propose un empattement bien supérieur. A l’avant, les sièges monoblocs, façon baquet, sont un modèle d’ergonomie, tandis que le poste de conduite est entièrement orienté vers le conducteur. Même confort au niveau de la banquette arrière, où l’encombrant tunnel central, caractéristique des véhicules à 4-roues motrices, disparait au profit d’un plancher parfaitement plat. Vous l’aurez compris, le passager de la place centrale n’aura aucune difficulté pour caser ses jambes.

Du reste, la nouvelle Jaguar propose un volume de chargement respectable (656 dm3), assorti d’un menu rangement sous le capot avant (27 dm3), et se paye même le luxe d’offrir un pavillon panoramique entièrement dégagé – le vitrage absorbant les rayons ultraviolets ne nécessite aucun calfeutrage.

Ambiance Star Trek

Moderne et pratique, la planche de bord reprend les trois écrans tactiles inaugurés par le Range Velar, pilotables à l’aide du système InControl. Dans cette ambiance plutôt futuriste, les progrès de l’intelligence artificielle sont bien mis en évidence grâce au Smart Setting, un système capable de calculer l’autonomie du véhicule en fonction de la météo, la topographie des reliefs, les conditions du trafic ainsi que le style de conduite. Aussi, le Smart Setting recoupe toutes les données pour apprendre les préférences du conducteur pendant la journée (température, position et fréquence des stations radios) afin de les ajuster d’une manière autonome. Plus que ça tu meurs !

Autres prouesses pratiques, il est possible de préchauffer ou de refroidir l’habitacle lorsque la voiture est encore branchée au courant électrique, mais aussi de connecter simultanément huit appareils mobiles sur le hotspot wi-fi 4G ou encore de demander des renseignements pratiques à l’assistance vocale (Ask Alexa).

Sous haute tension

Compte tenu du poids conséquent des batteries, le I-Pace eut un recours massif à l’aluminium. Particulièrement au niveau du châssis qui abrite un lourd pack de batteries de 90 kW, logé dans l’épaisseur du plancher, entre les deux moteurs. Il suffit de disposer d’une borne de recharge d’une puissance de 100 kW pour recharger le véhicule à 80%, en environ 40 minutes. Le cas échéant, se satisfaire d’une borne domestique de 7kW pour recharger les batteries en une durée de 10 h. L’énergie accumulée anime les deux moteurs électriques (avant et arrière), dont la puissance totale atteint 400 ch pour un couple de 696 Nm. Côté autonomie, le I-Pace revendique 480 km, selon le nouveau cycle WLTP.

Efficacité à toute épreuve

L’essai débute à l’aéroport de Faro (Portugal), où des Jaguar I-Pace dans un rouge rutilant ont été mis à la disposition des journalistes essayeurs. Dans un silence de cathédrale, on prend la direction d’Algarve dont les paysages idylliques abritent des routes fort escarpées. Et tant mieux ! Dans ces conditions, le comportement se veut très plaisant, grâce au pilotage différencié des moteurs électriques avant et arrière et la précision infaillible de la direction.

Dans le même temps, l’action sur les freins permet de moduler l’équilibre pour garantir un bon niveau d’agilité, c’est le ressenti donné par le I-Pace, notamment sur les courbes du circuit Portimao, où nous avons eu l’occasion de le pousser dans ses derniers retranchements. En virage serré, le poids des 2,1 tonnes se fait sentir, mais les trains épicycloïdaux (sorte de différentiel actif) réagissent instantanément en acheminant davantage de couple vers les roues extérieures. Sur les lignes droites, le SUV britannique avale le O à 100 km/h en 4,8 secondes et atteint la vitesse maximale de 200 km/h.

Une longue virée en off road, combinant un passage à gué où le niveau d’eau atteint 50 cm, soit la hauteur maximale autorisée par l’étanchéité des batteries, met en exergue les capacités en tout-terrain. Le I-Pace n’a pas non plus tremblé face au haut remblai fort pentu, caillouteux et glissant, qui se dressait sur notre parcours. Ces capacités de franchissement incombent à l’abondance de la force de traction générée par les deux moteurs (700 Nm), et répartie électroniquement sur les 4-roues motrices.

Que dire encore du pionnier des SUV sans gaz d’échappement, sinon qu’il est aussi à l’aise sur route et hors des sentiers battus que sur l’asphalte d’un circuit, ce qui constitue l’une des plus belles prouesses techniques signées Jaguar. Question commercialisation, le Jaguar I-Pace est déjà en vente à l’international, à un tarif qui tourne autour de 800 000 DH. Pour l’instant, sa commercialisation sur le marché marocain n’est pas encore programmée, à cause de l’indisponibilité des bornes de recharge dans les stations-service. Mais gageons que l’avenir automobile sera assurément électrique, donc vivement une infrastructure dédiée à ce genre de véhicule dans toutes les villes du Royaume.

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