Remise en état : Quelle option choisir ?

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La remise en état d’une voiture d’occasion n’est pas une simple opération. Elle peut être partielle ou totale et nécessite une bonne préparation. Entre le réseau agréé et le circuit parallèle, le choix est dicté par plusieurs critères où le budget est déterminant.

Le marché des véhicules d’occasion (VO) a enregistré 662 031 mutations en 2021, soit un bond de 34,32% par rapport à 2020. Celui du neuf a, par contre, affiché 175 360 immatriculations. Le volume du VO a réalisé presque trois fois celui du VN. L’évolution de ce marché a donc généré une forte progression des sites de réparation et d’entretien de véhicules. A la suite d’un accident de la circulation ou d’une détérioration de certains compartiments de la voiture, une remise en état s’impose.

Tout d’abord, il faut diagnostiquer les parties à réparer qui peuvent être mécaniques ou de carrosserie. Cette opération peut être réalisée auprès du service après-vente (SAV) des concessionnaires ou des garages agréés, moyennant un devis qui déterminera avec précision les pièces à changer, le coût de la main-d’œuvre et les autres charges. Pour ne pas rencontrer de surprise par la suite, il est utile de dresser une estimation précise des frais qui peuvent être engagés afin d’éviter des charges supplémentaires.

Pour des raisons budgétaires, de nombreux automobilistes marocains optaient auparavant pour le réseau parallèle pour l’entretien de leurs véhicules. Mais avec le rajeunissement du parc, la hausse de la valeur et le niveau technologique des véhicules, le SAV des concessionnaires est de plus en plus sollicité.

La valeur, la marque et l’âge du véhicule sont déterminants. Les voitures de luxe ou premium sont le plus souvent entretenues dans le circuit mis à la disposition des clients par l’importateur exclusif, qui peut être dans ses propres ateliers ou dans des garages agréés. Les opérations sont réalisées conformément aux normes internationales. Le diagnostic est effectué selon une procédure appropriée et avec des instruments sophistiqués. Les pièces de rechange sont homologuées par le constructeur et répondent aux standards de qualité.

En dépit de son coût jugé élevé, l’avantage de cette option permet à l’automobiliste concerné de rouler tranquillement. Les concessionnaires sont considérés comme des experts et pourront facilement trouver l’origine du problème et les révisions y sont complètes. De plus, les derniers modèles sont truffés d’électronique. Le concessionnaire possède le matériel nécessaire et la maîtrise de la complexité des options présentes dans les voitures récentes. Il dispose de techniciens qualifiés dont certains ont suivi des formations chez le constructeur. Ils sont spécialisés dans une marque donnée.

Ce qui n’est pas le cas des mécaniciens et des garagistes du circuit parallèle qui sont le plus souvent ouverts à la réparation de toutes les marques. Mais le circuit des concessionnaires présente certaines limites comme la disponibilité dans le temps ou la faible couverture du territoire national sans oublier bien sûr le coût élevé des prestations.

C’est à cause de ces limites que d’autres automobilistes privilégient le circuit parallèle des garagistes où les prestations sont plus compétitives du fait que ces opérations n’incluent pas les impôts et taxes (TVA). Le coût de la main-d’œuvre est assez réduit. L’automobiliste bénéficie d’un accueil et de conseils personnalisés. La voiture fait l’objet d’un entretien plus soigné car le rythme de travail est moins soutenu que chez les concessionnaires ou les centres automobiles.

Généralement, le choix du prestataire se fait sur recommandation d’un proche ou d’un ami, qui vante les compétences et le sérieux de ce prestataire. Pour les pièces de rechange, elles sont adaptables. Pour les pièces relatives à la carrosserie, elles émanent de la ferraille (hay Salmia) ou de commerçants spécialisés. Mais cette option a ses inconvénients. Certains garagistes malintentionnés dissimulent des vices ou facturent des prestations fictives. Parfois, ils utilisent des produits de moindre qualité.

Des mesures préliminaires

Une fois l’option choisie pour la remise en état du véhicule, il est recommandé de prendre certaines dispositions préliminaires afin de réussir l’opération de bout en bout. Selon les cas, la réparation de la voiture nécessite un certain temps d’immobilisation qui peut varier entre 1 jour à une semaine. Pour les personnes qui sont dépendantes de leur voiture pour leur mobilité, il est conseillé de prévoir une alternative.

En cas d’accident, les assurances proposent dans leur contrat une voiture de remplacement. A défaut, l’automobiliste concerné qui n’a pas d’autres voitures, doit opter pour le transport en commun ou louer un véhicule le temps de récupérer le sien.

Le budget de la réparation est également une partie importante qu’il faut bien maîtriser pour réussir l’opération.