Peugeot 208 : Les infos principales, les photos, la video…

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Dépositaire d’une tradition apparue en 1983 avec la 205, celles des lionnes hégémoniques au sein de la jungle urbaine, mais néanmoins fortement influencée par la dernière des stars de Peugeot, la berline Coupé 508, la deuxième génération de la Peugeot 208 effectuera ses grands débuts dans quelques jours au salon de Genève. Celle qui sera fabriquée au sein de l’usine PSA de Kénitra (entre autres unités de production) disposera d’entrée d’une version électrique. Elle sera commercialisée cet automne.  

Le suspense n’aura duré que quelques semaines. Renault a marqué les esprits avec sa nouvelle Clio. La citadine francilienne nous a fait dire que le challenger en mesure de lui tenir tête n’était pas encore né. Mais ça, c’était avant. Avant que le voile ne soit levé sur sa rivale sochalienne de toujours !

Les générations sortantes de ces championnes des joutes urbaines hexagonales ont achevé 2018 aux deux premiers rangs du classement des ventes de voitures neuves sur le marché français, avec la 208 dans la peau de la dauphine qui se verrait bien renverser l’ordre établi. Non contente d’être la Poulidor de l’histoire ces dernières années, elle aura l’occasion de porter ses premiers coups de griffe à cet Anquetil qu’est la Clio dès le salon de Genève. Les deux «Frenchies» y effectueront leurs grands débuts. Va y avoir de la «guérilla entre urbaines» sur les rives du lac Léman à partir du jeudi 7 mars !

C’est pour cela que le présent article prend des allures de comparatif. Impossible d’évoquer Caïn sans causer d’Abel ! Cela dit, il y a tant de choses à dire à propos de la nouvelle 208 qu’il est temps de remettre l’église au milieu du village. De toute façon, gaulée comme elle est, elle ne saurait craindre la concurrence, quelle qu’elle soit.

Il faut dire qu’elle a de qui tenir. Esthétiquement, sa face avant doit beaucoup à la familiale qui lui sert de frangine, la 508, dont le look a été unanimement plébiscité. La signature lumineuse est quasiment identique. On retrouve ainsi les désormais célèbres guirlandes lumineuses (les amateurs de la franchise «Star Wars» y verront des sabres Jedi et ceux qui sont plus film d’horreur des canines de vampire). Elles prennent naissance au niveau des optiques avant, agrémentées, comme celles à l’autre bout de la carrosserie, de trois griffes lumineuses. Cet ensemble fort réussi chaperonne une calandre beaucoup plus évasée qu’avant et surplombe un bouclier généreusement ajouré.

T’as d’beaux yeux, tu sais ?

La partie arrière a subi les influences de la berline Coupé également. Elle n’a guère plus rien à voir avec la poupe de la génération sortante. Les feux sont reliés entre eux par un bandeau au traitement noir laqué et le bouclier arrière a également recours à un tel accessoire cosmétique – vu aussi sur les dernières productions de Porsche.    

Au niveau du profil, si on reconnaît aisément les influences des précédentes citadines de Peugeot, les changements sont légion : passages de roues plus renflés, épaulement de caisse plus athlétique… A noter que la carrosserie 3 portes a été blackboulée du catalogue. A l’instar de sa rivale la plus directe, la 208 n’est plus proposée qu’en 5 portes.

Si l’agressivité grimpe en flèche d’une génération à l’autre, il faut garder à l’esprit que la finition retenue sur le modèle de lancement, la GT-Line, étrenne quelques éléments de style (feux full LED, toit noir, jantes de 17 pouces, etc.) dont sont privées les trois autres variantes de la 208 thermique : Access, Active et Allure. C’est un peu la GTI avant la (les trois) lettre(s)…    

Globalement, cela dit, la silhouette du nouvel opus est plus élancée, plus agressive. Rien d’étonnant à cela : la nouvelle 208 gagne 7 cm en longueur pour dépasser la barre symbolique des 4 mètres (une première pour une citadine au Lion) et atteindre 4,05 m. Elle est aussi plus basse de 2 cm et plus large d’un peu plus de 3 cm.  

Il ne s’agit pas d’une simple poussée de croissance. La 208 a enflé parce qu’elle est bâtie sur la plateforme modulaire multi-énergie CMP, variante de la base roulante e-CMP qui équipe le crossover électrique DS3 Crossback E-Tense. Du coup, la citadine au Lion est (un peu) plus habitable que celle qu’elle suppléera prochainement.

Il y a lieu de signaler, cependant, que la capacité du coffre est en recul. Le coffre de la prochaine 208 cube 265 dm3, ce qui représente une décrue de l’ordre de 20 dm3, sachant que le volume de chargement du coffre est l’un des postes où la 208 actuelle souffre face à la concurrence. En effet, les références du segment affichent dans les 350 dm3. Il y a une raison à cela : la future 208 thermique proposera la même capacité de chargement que la variante électrique, qui sera lancée concomitamment. Ce sont les emplacements destinés aux batteries (sous le plancher) et au module électrique qui rognent une partie du coffre.

Heureusement, à bien d’autres égards, la plateforme CMP remplace avantageusement celle qu’elle, la PF1, qui date de 2002. Elle est plus rigide et plus légère (-30 kg à motorisations et équipements égaux). Enfin, elle est plus «techno». En plus d’avoir été conçue afin d’être en mesure d’accueillir un bloc électrique et sa batterie de batteries, elle peut embarquer le nec plus ultra des aides électroniques à la conduite. 

Habitacle dernier cri

L’expression est souvent galvaudée, mais pas dans le cas présent : la petite lionne s’offre un habitacle dernier cri (un rugissement, forcément). La présentation intérieure invite à la contemplation. Inauguré sur la première génération de la 208, le i-Cockpit, poste de pilotage ne ressemblant à aucun autre avec son petit volant et son instrumentation surélevée, repris ensuite par le duo 3008/5008 et la 508, évolue de manière remarquable. La 208 bénéficie d’une version inédite de ce dispositif, inspirée, sinon «transférée», du concept-car Fractal.    

On retrouve beaucoup des attributs intérieurs de la 508 (dont certains ont été vus originellement sur le 3008) : volant 3 branches à double méplat identique, traitement esthétique de la casquette servant d’écrin à ce bijou technologique qu’est l’instrumentation numérique 100% 3D, interrupteurs piano, inserts satinés…

Il y a aussi bon nombre de nuances, toutefois : l’écran central tactile est déporté, comme sur le 3008, sur le sommet de la console centrale. Sur la 508, il est implanté plus bas, si bien qu’il faut quitter la route des yeux pour gérer les fonctionnalités du système multimédia. La grande sœur se rebiffe en présentant, par endroits, des matériaux autrement plus convaincants. Quand bien même la montée en gamme est flagrante d’une génération à l’autre, la citadine ne peut lutter avec ses contreportes faisant la part belle aux plastiques durs, face à prestigieuse frangine…

Si l’entrée de gamme Access disposera d’un écran tactile de 5 pouces et que celui des finitions hautes culminera à 10,3 pouces, les finitions intermédiaires couperont la poire en deux, héritant de l’écran de 7 pouces de l’actuelle 308.

Dans tous les cas de figure, un haut degré de connectivité et, plus généralement, un niveau technologique tout à fait enthousiasmant, sont au-rendez vous. La 208 bénéficiera en effet du clair des équipements de la 508, ce qui devrait lui permettre de toiser ses rivales principales : conduite semi-autonome de niveau 3 (soit mieux que quelques limousines et grands SUV premium) grâce à l’action conjuguée de systèmes d’aide au maintien dans la voie, de surveillance de somnolence et de reconnaissance de panneaux de signalisation, d’un régulateur de vitesse adaptatif, d’un assistant de stationnement automatique…

Choix mécanique varié

La 208 abritera, dès son lancement, pas moins de cinq motorisations, dont le bloc électrique de la e-208, repris tel quel au DS3 Crossback E-Tense. Affichant une puissance de 100 kW, soit 136 ch, et un couple de 260 Nm, offrant une autonomie de 300 km en cycle WLTP (bien plus strict que le précédent protocole de mesures) et un temps de chargement de 30 min (sur des bornes publiques dédiées) pour que sa batterie de 50 kWh atteigne 80% de sa capacité de stockage, cette variante dispose de trois modes de conduite : Eco, pour ceux qui souhaitent optimiser l’autonomie, Normal (tout est dit dans l’intitulé) et Sport. C’est quand ce dernier mode est enclenché que la e-208 fait montre de son plein potentiel, avec notamment un chrono de 8,1 s sur le 0 à 100 km/h.

Signe des temps (européens, à tout le moins), Peugeot communique davantage sur cette variante propre que sur les 4 blocs thermiques de la future 208. Pour être tout à fait précis, il s’agit d’un bloc essence, l’archi-célèbre 3-cylindres turbocompressé 1.2 PureTech – deux fois détenteur du prix «Moteur international de l’année», en 2015 et 2016 -, décliné en trois niveaux de puissance (75 ch, 110 ch et 130 ch) et, vous pouvez enfin lire attentivement, compatriotes «internautomobilistes», d’un moteur Diesel non moins réputé, le 4-cylindres 1.5 BlueHDi, qui développe 100 ch et 250 Nm.

C’est évidemment avec ce bloc que la 208 partira en guerre (commerciale) sur notre marché, mais c’est son homologue à bougies qui sera produit au sein de l’usine PSA de Kénitra.

Made in Morocco

Du reste, contrairement à la génération sortante, la future 208 ne sera plus produite à Poissy (France). Ses versions intermédiaires et huppées sortiront toujours des chaînes de production de Trnava (Slovaquie), tandis que les modèles d’entrée de gamme seront produits sous nos latitudes, à Kénitra, à partir de juillet prochain. Il s’agit là des deux sites industriels les plus récents du constructeur.

La 208 deuxième du nom sera commercialisée dès l’automne prochain, à des tarifs qui n’ont pas encore été révélés. Les réservations se feront en ligne, sur un site Web dédié, moyennant un acompte, et il sera ensuite possible de choisir sa concession afin de la configurer, de signer son bon de commande et de partir à son volant.

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