Location de voitures : Le secteur en manque de visibilité

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Le secteur de la location de voitures traverse une période difficile. Le premier trimestre de l’année en cours est catastrophique avec 25% de baisse de l’activité.

D’autres indicateurs plus significatifs sont également dans le rouge, c’est le cas du taux d’utilisation du parc qui tourne à seulement 32%. C’est une première dans l’histoire du secteur. « Cette situation a poussé les opérateurs à revoir le prix moyen de la location à la baisse. Une sorte de panique s’est installée chez les professionnels. Le tarif n’est pas assez important pour séduire les touristes de la destination Maroc. Le client réfléchit 15 jours au minimum avant de décider », souligne Traik Dbilij président de la Fédération des loueurs de voitures sans chauffeurs au Maroc (Flascam).

Pratiquement, toutes les régions sont impactées et plus particulièrement Casablanca et Agadir. Exceptés Marrakech et dans une certaine mesure Fès qui arrivent à supporter le coup, les autres villes sont également touchées.

Les professionnels du secteur table sur la période estivale pour pouvoir redresser la situation. «Il y a beaucoup d’attentisme, tous les opérateurs espèrent un redressement au cours de cette période. Mais des indices nous laissent sceptiques comme le faible niveau des réservations qui est nettement en deçà des années précédentes. Auparavant, à partir de la première semaine de mai et même lorsque le mois de Ramadan coïncide avec juin ou juillet, nous assurions entre 60 et 70% des réservations pour la saison estivale. Actuellement, nous n’atteignons même pas 5% de réservations. En fin de compte, force est de constater que nous n’avons pas de visibilité», indique Dbilij.

La Flascam relève également met en avant le retard accusé pour la mise à niveau de l’activité. «Nous avons eu plusieurs réunions avec le département des transports. Certains problèmes ont été résolus comme les infractions mais d’autres volets restent en suspens. Je parle notamment du cahier des charges de 1997, qui régule la profession et qui est devenu caduc. Le département de tutelle ne prête pas une oreille attentive à ce sujet et il maintient les mêmes dispositions qui ne répondent pas adéquatement aux besoins du secteur. Cette situation ne peut pas durer car elle a permis l’arrivée d’intrus dans l’activité qui ne respectent pas de nombreuses règles», explique Dbilij.

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