Jeep Compass : America’s Got Talent

0
495

Reproduire la «success-story Renegade» un cran plus haut, sur le segment des SUV compacts. Telle est la mission que s’est vu assigner le Compass. Est-il en mesure de la remplir ? Suspense…

Il se verrait bien marcher sur les traces de son fringant frangin, le Renegade, plutôt que sur ceux de son devancier, le Compass premier du nom, qui n’a pas laissé un souvenir impérissable bien qu’il fut, en 2007, concomitamment à son «faux jumeau» Patriot, le premier crossover de la marque américaine.

Ce sont, avant tout, les nouveaux gimmicks maison qui se lisent sur les lignes de la deuxième génération du SUV U.S., dévoilé au Maroc à l’occasion du salon Auto Expo, en avril dernier. Si l’allure générale, comme la face avant ou les feux arrière, doivent beaucoup aux Jeep Cherokee et Grand Cherokee, c’est au Renegade, auquel le Compass reprend sa plateforme (allongée de 13 cm), que font penser les passages de roues carrés ainsi que d’autres détails stylistiques.

Les raisons de craquer pour ce «yankee» sont légion : une habitabilité en mode «Grand Canyon», un coffre qui cube 438 dm3, une présentation intérieure et des assemblages soignés, qui tranchent avec le fun et l’esprit aventurier du Renegade… Si le volant du Compass est identique à celui de ce dernier, c’est très clairement l’ambiance «premium», raffinée, des grands frères qui a été prise pour référence. 

Sans transition, la direction est assez précise, ne souffre pas de flou au niveau du point milieu de la crémaillère, le freinage est sans histoire et le 2.0 l Multijet de 140 ch et 350 Nm de notre voiture d’essai s’avère être un compagnon de voyage agréable, surtout qu’il est couplé à une boîte auto à 9 rapports aussi douce que réactive. Les autres blocs Diesel (1.6 l de 120 ch ou 140 ch, couplés à une transmission aux roues avant, et 2 .0 l de 170 ch) sont également recommandables.

Aventurier endurci

Seules les suspensions un peu molles, typées «ricain» plutôt que «Turin», assombrissent un brin un tableau très satisfaisant dans l’ensemble. Et encore ! Si l’itinéraire de notre essai avait compris un tronçon off-road, l’action combinée de cet amortissement un peu «lâche», de la garde au sol généreuse (23 cm) et de la transmission intégrale, qui peut compter sur l’apport des systèmes Active Drive et Active Drive Low afin d’envoyer jusqu’à 100% de couple à celle(s) des quatre roues qui manque(nt) d’adhérence, nous aurait certainement fait réviser ce jugement. ADN de la firme de Toledo oblige, le Compass surpasse la concurrence sur ce volet ! 

Si le Compass débute à 306 000 DH quand il embarque le 1.6 l de 120 ch et plafonne à 405 000 DH dans son exécution 2.0 l MJet Trailhawk 4×4, notre monture d’un jour s’affiche à 382 000 DH.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here