Hyundai Kona : Crazy Rich Asian

0
220

Le Kona, c’est un peu ce benjamin d’une fratrie de quatre qui envoie valdinguer tout ce à quoi se sont gentiment conformé ses aînés. Le plus rock n’roll, le plus «djeunz» des SUV de Hyundai a bien d’autres atouts à offrir en plus de son look décalé. Mais pour qu’opère la séduction, il faut dépasser la barrière du moteur essence. 

Hyundai n’est pas un nouveau venu dans le segment des petits SUV urbains. Cela dit, le Kona est plus à même d’enquiquiner les références du segment des crossovers urbains que le Creta, lancé en 2015 et positionné plus haut ne serait-ce qu’en termes de mensurations.

Si la différence de gabarit est sensible (4,17 m de long pour le Kona, soit dix cm de moins que le Creta), c’est au plan du style que les dissimilitudes sont les plus criantes. Alors que le Creta joue une partition classique, élégante, s’inscrivant ainsi dans la droite ligne des SUV de la marque coréenne, le Kona se lâche complètement, casse les codes, fait preuve d’une singularité bienvenue. Difficile de ne pas tomber sous le charme de ses optiques avant à trois étages, du regard plissé qu’adressent ses feux principaux, mais aussi de sa calandre hexagonale, très proche de celle de l’i30, placée bas et surmontée d’une fausse prise d’air horizontale qui apporte un petit effet «racing» bien senti, ou encore de ses passages de roues à l’ourlet épais, qui enjambent de superbes jantes en alliage de 17 pouces.

L’intérieur est plus conventionnel. On y retrouve les codes maison, notamment l’écran central (8 pouces) qui surplombe la console centrale ainsi qu’une dotation équipements-prix à faire passer quelques rivales européennes pour des rapiats. La seule finition disponible donne accès à un chargeur de portable par induction, à un système multimédia compatible Apple CarPlay et Android Auto, à un système d’affichage tête haute… Enfin, la finition, comme l’habitabilité ou le volume de chargement du coffre (361 dm3), sont tout à fait convenables.  

Une vie sans le Diesel ?

Tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, hélas ! Enfin, si, mais non ! Le seul bloc proposé sous le capot du Kona est l’excellent et très moderne 3-cylindres suralimenté 1.0 l de 120 ch et 172 Nm. Il est généreux dans l’effort (Vmax de 181 km/h), n’est pas vraiment porté sur la boisson (5,4 l/100 km en moyenne) et émet une sonorité autrement plus agréable que celle d’un «quatre-pattes», Diesel à plus forte raison. Malheureusement, il n’est pas certain que la clientèle marocaine, qui éprouve une inclination très forte pour les «bâfreurs de mazout» et qui pense à la décote d’un véhicule avant même de l’avoir fait sien, soit réceptive à ce genre d’arguments. Proposé à 254 000 DH, le Kona trouvera certainement plus facilement son public si la version Diesel 1.6 CRDi vient étoffer le catalogue.  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here