Harley-Davidson Electra :%% Grand tourisme à l’américaine

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L’Electra Glide Ultra Limited a mis à l’amende les autres Touring du marché. Depuis l’avènement du dernier millésime de cette GT emblématique, la Honda Goldwing (aile dorée en anglais) semble avoir du plomb dans l’aile. Quant à la Béhème K 1600 GT, ben c’est la même…

Attention, monument roulant ! La nouvelle Electra Glide est la légataire universelle d’une prestigieuse lignée, fondée en 1949 par l’Hydra Glide et perpétuée ensuite par la première des Electra Glide, apparue en 1965 et qui doit son nom à l’adoption d’un démarreur électrique.

Avec sa forte saveur américaine, notamment ses chromes rutilants et son V-Twin tonitruant, l’Electra Glide a rapidement eu beaucoup d’adeptes. Mais elle a été chahutée dès 1975 par la première Honda Gold Wing, la GL 1000. Quelques années plus tard, un autre rival aux dents longues défiait l’Electra : la BMW K110RT (1984).

Technologiquement parlant, comme au plan de la praticité, la GT de Milwaukee était bel et bien larguée par ces deux adversaires. Et le gap s’est agrandi peu à peu. Certes, l’Electra a su garder une «fanbase» assez large. Mais les amateurs des Touring japonaise et allemande raillaient son moteur anachronique, réputé pour ses (bad) vibrations et sa propension à surchauffer, ou encore pour sa technologie embarquée chiche. 

Forte d’un bloc ultramoderne, un bicylindre en V Milwaukee Eight (8 soupapes, soit 4 par cylindre) Twin-Cooled (à refroidissement mixte air et eau) 107 de 1746 cc, l’Electra a globalement refait son retard sur la concurrence d’un point de vue mécanique. Développant 106 ch et un couple de 153 Nm qui déboule rapidement (dès 3 250 trs/min), le nouveau V-Twin dispose d’un double allumage et d’un arbre d’équilibrage qui neutralise 75% des vibrations au ralenti.

Twin-win situation…

Les deux rivales de l’Electra sur notre marché, la Goldwing de Honda et la K 1600 GT de BMW, disposent de mécaniques plus nobles et un peu plus costaudes, des six-cylindres, à plat et en ligne respectivement. Mais, ainsi que vous le diront les bikers, de tels arguments fondent comme neige au soleil face au charme inimitable du V-Twin.

Harley a aussi refait son retard en matière de dynamisme. Une collaboration avec le célèbre équipementier japonais Showa a permis de développer des suspensions spécifiques avec une précharge à réglage hydraulique via une molette, et, à l’avant, une fourche à double valve de 49 mm particulièrement efficace. En ce qui concerne le système de freinage, c’est Brembo qui a été mis à contribution. Les freins Reflex avec ABS de série devraient se montrer impériaux.

Avec ses porte-bagages ergonomiques (verrouillables grâce à un bouton One-Touch), ses sacoches et poignées chauffantes bénéficiant de six niveaux de réglage, ou encore son régulateur de vitesse électronique, cette GT revendique un niveau de confort particulièrement élevé.

Mais c’est son système d’infodivertissement qui force vraiment le respect. Livrée de série avec un écran tactile de 4,3 pouces, l’Electra dispose en option d’un système multimédia Boom Box 6.5 GT signé Harman Kardon. Développant entre 300 et 600 watts, disposant d’un écran tactile de 6,5 pouces, d’un GPS avec plus de 35 fonctionnalités, d’une reconnaissance vocale et d’une connectivité convaincante (Bluetooth, boîtier Jukebox avec connectique iPod, USB et SD).

Des racines et des ailes

Pour le reste, on évolue en terrain connu. Cette Electra a su conserver ce qui fait la légende de Milwaukee en matière de style, tout en faisant évoluer les codes maison. L’emblématique tête de fourche «Batwing» a été profondément remaniée, tandis que le phare à LED Daymaker, épaulé par des antibrouillards halogènes de toute beauté, apporte une touche de modernité à une ligne à la grâce intemporelle.

Pour ceux qui en veulent plus, Harley commercialise la variante CVO (Custom Vehicle Operations, nom de la division personnalisation de Milwaukee), encore plus belle, donnant à voir encore plus de chromages et animée par un bloc encore plus gros (114 ci, soit 1 868 cc) et pouvant atteindre des sommets en termes de prix (jusqu’à un million de dirhams.    

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