Ferrari F8 Spider : Dans les stratosphères

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Puissante, racée et aérienne, la nouvelle F8 Spider entretient la flamme des berlinettes décapotables, à la faveur de son toit rigide escamotable et son V8 installé en position centrale arrière.

Après une gestation d’à peine 6 mois, Ferrari lève le voile sur la nouvelle F8 Spider. Cette déclinaison coupé-cabriolet de la F8 Tributo  (présentée au Salon de Genève en mars 2019), remplace la Ferrari 488 Spider. On se souvient, cette dernière, apparue en 2015, a mis fin à l’existence paisible de la vénérable 458 Spider, qui a vu le jour en 2011. Et nous ne remonterons pas jusqu’à la 308 GTS de 1977, immortalisée par Tom Selleck, vedette de la série télévisée Magnum, célèbre par sa moustache et sa chemise hawaïenne.

Les légendaires Ferrari d’antan demeurent, certes, inimitables, mais la nouvelle F8 Spider ne manque pas de charme, en reprenant l’essentiel des détails de la berlinette F8 Tributo.

Ligne aérienne

Le design au service de l’aérodynamisme, tel est le dénominateur commun de toutes les Ferrari. La F8 Spider ne déroge pas à la règle en intégrant des éléments de carrosserie qui soulignent son esprit aérien. Outre la gigantesque bouche béante encadrée par de larges ouies d’aération, les phares à LED en «L» dissimulent des entrées d’air, en trompe-l’œil, sur leurs extrémités supérieures.

Mais, ce sont surtout les écopes latérales des échangeurs thermiques, indispensables pour l’approvisionnement du V8 en air frais, qui accentuent la fluidité de la silhouette. Au même titre que les deux bossages arrière qui donnent l’impression de continuité visuelle de la carrosserie. Ajoutez à cette ligne toute en rondeur, des flancs musclés mettant en évidence les passages de roues, et un gigantesque aileron arrière abritant les doubles feux ronds, et vous obtenez une bête de course prête à avaler les pistes.

A l’intérieur, les sièges baquet avec une coque en carbone et l’écran tactile à 7’’ rappellent la fabuleuse histoire du Cavallino Rampante.

Cure minceur

Mais le clou du spectacle réside dans le toit rigide escamotable, rendu pliable en deux parties pour le caser dans un petit logement situé au-dessus du moteur. L’opération s’exécute en 14 secondes chrono et à une vitesse inférieure à 45 km/h.

Greffer un toit rigide escamotable fait prendre de l’embonpoint. Paradoxalement, la Spider, cru 2019, a même perdu 20 kg, à l’issue d’une sévère cure minceur réalisée au niveau du bloc moteur. Plus léger, ce dernier fait appel à des bielles en titane, tout comme il expire à travers une nouvelle ligne d’échappement dont la masse est revue à la baisse. À l’arrivée, la F8 Spider affiche 1 400 kg.

Machine à gaz

A l’instar de la F8 Tributo, la version découvrable s’anime du V8 maison, suralimenté par un immense turbocompresseur, délivrant 720 chevaux à 8 000 tr/min, soit un gain de 50 chevaux par rapport à l’ancien modèle. Le couple, pour sa part, atteint 770 Nm à 3 250 tr/min.
Autre sophistication, il hérite d’un circuit à prise d’air dynamique, ce qui décuple le volume d’admission dans les cylindres. Les performances sont presque identiques à celles de la berlinette : les deux F8 avalent le 0 à 100 km/h en 2,9 secondes, tout comme elles tutoient la vitesse stratosphérique de 340 km/h.
Sans surprise, le V8 s’associe à l’incontournable boîte F1 à double embrayage, dont la stratégie de gestion variable du couple fonctionne sur les 7 rapports. Celle-ci est développée en étroite collaboration avec les ingénieurs dynamiciens de la Scuderia.

Garde-fous sophistiqués

Pour apprivoiser cette cavalerie, la F8 Spider se dote de béquilles appropriées, telles que «l’Adaptative Performance Launch» qui ajuste le couple en fonction de l’adhérence afin de réduire le patinage des roues. Un autre garde-fou et non des moindres, le limiteur de vitesse «Wall Effect» coupe le moteur aussitôt que l’aiguille s’emballe dans la zone rouge (8 000 tr/min). Il se substitue ainsi au conventionnel système de limitation progressive du régime, qui existait sur les précédents modèles. Enfin, pour amadouer les pilotes du dimanche, fortunés bien sûr, le bolide italien propose la version 6.1 du système «Side Slip Angle Control», censé assurer des réactions moins brutales à l’approche des limites d’adhérence.

Concernant la partie intérieure, l’ambiance est identique à celle de la berlinette F8 Tributo. Des sièges baquet avec une coque en carbone à l’interface multimédia avec écran tactile à 7 pouces, en passant par les nombreux boutons situés sur le volant, tout rappelle la fabuleuse sportivité, signée du Cavallino Rampante.

Tout compte fait, la Ferrari F8 Spider en met plein la vue, mais réclame tout de même la somme astronomique d’environ 3 millions DH, et encore. Pour avoir le droit d’accéder à ce bijou, vous devrez être sinon un habitué de la maison, du moins vous faire parrainer par un client disposant de tout un haras de «chevaux cabrés». Après avoir rempli ces critères et remis l’enveloppe, patientez alors un an avant de vous faire livrer ! Hein, ça vous tente ?

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