Ferrari Daytona SP3 : Renaissance d’un mythe

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Pour raviver la flamme des années glorieuses, Ferrari dégaine l’édition limitée de la Daytona SP3. Il s’agit d’une version Targa totalement inspirée des légendaires bolides ayant triomphé aux grandes compétitions des années soixante. La belle époque !

Spectaculaire ! Le 6 février 1967, Ferrari a réalisé le mémorable exploit de s’emparer des trois premières places aux 24 heures de Daytona, lors de la première manche du championnat international des voitures de sport. A l’arrivée des courses, la domination de l’écurie italienne était sans équivoque : la Ferrari 330 P3/4 s’est classée première, suivie par la 330 P4 et la 412 P. A cette époque, le trio italien incarnait solennellement l’apogée du développement de l’automobile sportive.

En hommage à ce triomphe, la manufacture de Maranello a décidé de lancer la Daytona SP3. C’est une édition limitée qui s’inscrit dans la série «Icona» dont les débuts remontent à 2018 avec les Ferrari Monza SP1 et SP2. Combinant des surfaces sculpturales et des lignes sensuelles, cette supersportive est un véritable chef-d’œuvre. Sa carrosserie type «Targa» avec toit rigide amovible est basée sur un châssis ultramoderne, taillé en matériaux composite. Et bien sûr, sa lunette arrière abrite le V12 atmosphérique délivrant 840 ch pour un couple de 697 Nm. Revendiquant ainsi le privilège d’être propulsée par le moteur le plus démoniaque jamais construit par Ferrari… Il va y avoir du sport !

Rondeurs sensuelles

Esthétiquement, le bolide de Maranello en met plein les yeux avec son pare-brise enveloppant, tel un dôme enchâssé dans un socle sculptural. L’équilibre des proportions souligné par des volumes monolithiques, est mis en valeur par des ailes avant sensuelles qui se prolongent jusqu’aux phares à LED. Ceux-ci font un clin d’œil au passé avec leur mécanisme escamotable, tout d’ailleurs comme les rétroviseurs plantés sur les ailes. Ce design entièrement dédié à l’aérodynamisme dissimule d’astucieuses prises d’air creusées sur les portes papillon, qui permettent de canaliser le flux d’air jusqu’aux radiateurs.

Le profil, pour sa part, arbore des flancs musclés qui en disent long sur le potentiel de l’engin. Ajoutez à cela des roues (à cinq rayons) chaussées de pneus Pirelli P Zero Corsa, développées spécifiquement pour la SP3 Daytona, et vous obtenez une supercar. La partie arrière, en revanche, se distingue par un look néo-rétro mélangeant les influences du passé à une tendance futuriste. Il est frappant de noter que la bande LED horizontale, soulignant les feux arrière, est parfaitement intégrée dans les nombreuses lames. Sans parler des deux sorties d’échappement centrales, et l’énorme diffuseur en fibre de carbone qui suscite le respect.

V12 démoniaque

Avec la Daytona SP3, la démesure ne s’arrête pas à l’esthétique. Jugez plutôt, son tonitruant V12 atmosphérique greffé à l’arrière, délivre 840 ch – ce qui en fait le moteur le plus puissant jamais construit par Ferrari – ainsi qu’un couple de 697 Nm. Cette puissance démesurée est transmise à l’essieu arrière via une boîte de vitesses F1 à double embrayage et 7 vitesses… De quoi tout narguer sur son passage, y compris les supercars les plus en vue avec un 0 à 100 km/h abattu en 2,85 secondes et une vitesse maximale supérieure à 340 km/h. Qui dit performances exaltantes, dit aussi un paramétrage extrême de la sonorité du V12. De quoi donner des frissons à chaque accélération.

La dynamique de conduite est renforcée par l’utilisation intelligente d’aides électroniques, y compris la dernière version du SSC 6.1 (Side Slip Angle Control) de Ferrari, qui est livrée avec le FDE (Ferrari Dynamic Enhancer). Il s’agit d’un système de contrôle de la dynamique latérale qui agit sur la pression de freinage au niveau des étriers pour contrôler l’angle de lacet de la voiture. Son activation en modes «Race» et «CT-Off» se fait à partir du Manettino.

Que dire du châssis sinon qu’il fait appel aux dernières avancées technologiques tirées tout droit de la Formule 1. Jusque-là, seule la LaFerrari pouvait prétendre à ce privilège. La particularité la plus marquante de cette plateforme réside dans la possibilité d’intégrer des sièges à la structure du châssis, ce qui procure au conducteur une position de conduite similaire à celle d’une monoplace de compétition.

Habitacle minimaliste

A l’intérieur, l’ambiance se veut plutôt spartiate mais l’ergonomie est bien soignée avec un écran HD incurvé de 16 pouces. Ce dernier recoupe toutes les informations relatives à la conduite et au système multimédia. Or, la classique grille de changement de vitesse de la boîte F1, qui refait son apparition entre les sièges, se double de palettes derrière le volant permettant de changer les rapports.

Ici, le mobilier est très atypique avec un tableau de bord, aussi élancé que tendu. Son volume se développe sur deux niveaux: la coque supérieure est séparée de la coque inferieure par une ligne claire, sous laquelle sont regroupées toutes les commandes tactiles de l’interface (IHM). Pour le reste, la garniture des panneaux de porte en fibre de carbone ajoute une touche de modernité à cette ambiance.

La Ferrari Daytona SP3, en tant que ‘modele collector’ produit à seulement 599 exemplaires, réclame le tarif stratosphérique de 2 millions d’euros, au bas mot. Vous avez beaucoup de thune et vous en voulez une ? Impossible, elles ont toutes été vendues à des nantis qui, probablement, possèdent des écuries entières de «chevaux cabrés».

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