Ferrari 296 GTB & Dacia Duster restylé (Auto-Moto 11/7/2021 )

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Dacia Duster restylé : Changement timide

Le célèbre SUV Dacia Duster a fait l’objet d’une si légère opération de lifting qu’il vous faudra un œil expert pour le différencier de l’actuel modèle… Faire du neuf avec du vieux trouve ici tout son sens.

Noter la différence entre le Duster, millésime 2021, et la version actuelle, relève du jeu des 7 erreurs. A l’avant, les blocs optiques redessinés intègrent désormais des clignotants à LED ainsi qu’un éclairage de jour diurne en forme de Y. La grille de calandre, elle, se maintient dans les mêmes dimensions, mais adopte des reliefs 3D d’apparence plus élégante.

La partie arrière, pour sa part, accueille la même signature lumineuse en « Y ». Tout comme elle reçoit un nouveau béquet, dont la forme a été perfectionnée afin d’améliorer les propriétés aérodynamiques du Duster.

Au niveau du profil rien à signaler, sinon l’apparition de nouvelles jantes de 16 et 17 pouces, dont le design a été travaillé en soufflerie. Autant dire que ce facelift est axé sur la réduction des émissions du dioxyde de carbone, que Renault prétend les avoir baissées de 5,8g, plutôt que sur les améliorations stylistiques. Passons maintenant à l’intérieur.

On reprend les mêmes

A bord, là encore, les changements sont discrets. Si la planche de bord reste inchangée, la console centrale prend de la hauteur. En ce sens qu’elle intègre entre les sièges un large accoudoir coulissant, qui abrite un petit espace de rangement fermé.

Sans prétendre être un modèle d’ergonomie, les sièges disposent d’appuie-têtes nouveaux issus de la gamme Renault, tout comme ils s’habillent d’une belle sellerie nettement plus qualitative. Le poste de conduite se veut plus soigné avec des boutons qui tombent facilement sous la main, et un écran tactile de 8 pouces orienté vers le conducteur.

Il se trouve que le Duster fait le plein des interfaces multimédia, en intégrant les systèmes Media Display et Media Nav. Lesquels proposent à la clé la navigation embarquée et la connectivité Wi-Fi. Ces systèmes sont désormais compatibles avec les fonctions Apple CarPlay et Android Auto, qui peuvent être activées à partir du volant.

Un Diesel de 115 ch

Sur le plan mécanique, le Duster offre le choix entre une large gamme de moteurs à essence de (100, 130 ou 150 ch). Tout comme il étrenne l’increvable diesel 1,5 dCi de 115 ch, qui a fait toutes ses preuves sur le marché marocain, en particulier sous le capot des modèles Renault.

Ce 4-cylindres fait bon ménage avec la boîte manuelle à 6 rapports, laquelle peut être secondée par la transmission à 4 roues motrices. Par ailleurs, l’excellente boîte automatique EDC à six-rapports, reste l’apanage de la plus puissante des versions essence : TCe 150.

Tout compte fait, le Duster se contente d’un simple ravalement de façade, en attendant l’opération de renouvellement qui devrait intervenir, en 2024.

S’il en est un bilan à tirer, c’est que ceux qui disposent de l’actuel Duster, et qui en sont satisfaits, n’auront pas d’autres motifs pour le remplacer.

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Ferrari 296 GTB : Une douceur démoniaque

Concilier le dynamisme et l’agilité d’un bolide de course et répondre aux contraintes imposées par les réglementations écologiques, tel est le but de la toute dernière berlinette Ferrari 296 GTB qui combine un V6 essence suralimenté et un module électrique.

La firme de Maranello a levé le voile sur son dernier opus la Ferrari 296 GTB. Une berlinette très épurée esthétiquement, qui réclame à la fois des performances hallucinantes et une sobriété plutôt appréciable. Ces propriétés, elle les doit à son mode de propulsion hybride rechargeable. Pour mémoire, la supersportive SF 90 Stradale de 1 000 ch a ouvert le bal au processus d’électrification qui devrait progressivement mettre fin à l’existence des modèles à moteur thermique. A terme, l’ensemble des bolides propulsés par les fabuleux V8 et V12, tireront leur révérence. Y compris la splendide F8 Tributo, qui laisserait place à la nouvelle 296 GTB.

Électrification sans concession

Conçue pour répondre aux futures réglementations en matière d’émission de CO2, la 296 GTB combine un six-cylindres en V suralimenté de 663 ch, et un module électrique de 167 ch. Ce qui lui permet d’atteindre la puissance démoniaque de 830 ch, contre seulement 720 ch pour la F8 Tributo.

Totalement inédit, le duo électrothermique du nouveau-né de Ferrari, placé en position centrale arrière, joue la carte de l’efficacité et des performances. Puisqu’il s’agit de l’association d’un 3.0 litres V6, suralimenté par deux turbocompresseurs, qui affiche un temps de rupture perché à 8 500 tr/min, et d’un module électrique alimenté par une puissante batterie de 7,45 kWh. Celle-ci est dissimulée sous le plancher.

Des performances hallucinantes

La Ferrari 296, en tant que GT à propulsion arrière, renvoie son couple faramineux (740 N) à l’essieu arrière à travers le différentiel électronique. Rien d’étonnant donc que l’exercice du 0 à 100 km/h soit expédié en seulement 2,9 s, un temps équivalent à celui de la F8 Tributo. Quant à la vitesse de pointe, le manufacturier transalpin ne donne pas de précision. Il se contente d’annoncer que la V max sera supérieure à 330 km/h, alors que la F8 affiche 340 km/h au compteur.

Sur le plan de la gestion des modes de conduite, outre l’incontournable Manettino, qui permet d’ajuster la suspension et la rapidité des changements de rapport, le nouveau-né du cheval cabré s’offre une nouvelle commande, eManettino. Celle-ci permet de switcher entre les modes : eDrive (100 % électrique), Hybride, Performance (entièrement thermique) et Qualify (qui donne la priorité aux performances plutôt qu’à la charge de la batterie).

Enfin, il faut souligner que la mobilité « zéro émission » ne permet de rouler que 25 km en mode 100 % électrique, avec une vitesse limitée à 135 km/h.

Pas de quoi réduire considérablement la consommation, mais c’est assez suffisant pour échapper aux futures interdictions de circuler en centre-ville, bientôt applicables en Europe.

Design épuré

Arborant des lignes adoucies et un design épuré, la face avant de la 296 GTB n’en demeure pas moins agressive avec son interminable capot bordé d’ailes arrondies, ou encore sa large prise d’air surmontée de feux creusés d’entrées d’aérations acheminant l’air vers les étriers de frein.

En totale rupture avec la silhouette « fastback » caractéristique des derniers modèles Ferrari, le profil est marqué par le décroché des jupes arrière faisant référence à la 250 LM de 1963.

Contribuant à augmenter l’assise de l’engin sur la route, l’immense spoiler arrière intègre des feux au design insolite, en forme de lunettes de soleil. L’ensemble surplombe une grande bouche faisant office de sortie d’échappement ainsi qu’un gigantesque diffuseur d’air. Ajoutez à ces appendices aérodynamiques, des jantes de 20 pouces et un capot moteur vitré et vous obtenez un bolide qui fait honneur à ses origines.

Même son de cloche à l’intérieur dont le traitement rappelle celui de la SF90 Stradale avec un combiné d’instrumentation numérique courbé tel un arc tendu. Qui plus est, le conducteur a la possibilité de piloter la quasi-totalité des fonctions à partir des commandes placées sur le volant. Le second écran dédié au passager, en option sur les autres modèles, est livré de série sur la nouvelle 296 GTB… Un geste de générosité plutôt rare chez Ferrari qui réclame néanmoins la bagatelle de 269 000 € pour son petit joyau.

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