Elles font craquer%%Mini John Cooper Works

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Irrésistible p’tite bourgeoise

Parée de ses plus beaux atours, la Mini John Cooper Works met en avant son style aguichant en totale symbiose avec sa mécanique d’enfer. La coquette des beaux quartiers se donne les moyens de s’encanailler sur circuit.

Pimpante, racée, indémodable et naturellement flexible, la Mini se décline en différents types de carrosseries : berline 5 portes, coupé, cabriolet, SUV et break. Elle existe même en version John Cooper Works à la mécanique ultra perfectionnée pour battre des records sur piste.

Si la marque Mini existe depuis 1969, cette version débridée, au patronyme So British, n’est apparue qu’au début des années 2000.

Du point de vue gabarit, la Mini JCW reste fidèle à la forme compacte de ses aînées, et même à leur esprit citadin, mais elle s’en distingue par son air rebelle et, surtout, son tempérament d’athlète abonnée aux circuits. C’est ce que nous avons mis à l’épreuve au sein du célèbre circuit du Nürburgring.

Originalité préservée

La Mini Hatch standard ne manque pas de caractère, mais la Mini JCW exhibe une ligne encore plus délurée, à coup d’appendices aérodynamiques intégrés un peu partout sur la carrosserie. A l’avant, pas de changements notables mis à part les antibrouillards qui disparaissent, laissant place à de larges prises d’air. Si le profil demeure identique, la partie arrière accueille un énorme spoiler surmontant le hayon, conjugué à une double sortie d’échappement et des feux «Union Jack» évoquant le drapeau britannique. D’ailleurs, même le monogramme John Cooper Works, placé sur la carrosserie ainsi que partout à l’intérieur (volant, sièges et seuils des portes), est là pour rappeler les origines anglaises de cette marque qui tourne, depuis 1994, dans le giron du constructeur BMW.

L’ambiance intérieure, elle aussi, est très originale avec des sièges baquet ultra enveloppants qui procurent une position de conduite très sportive, tout comme elle propose l’affichage tête haute qui facilite la lecture des paramètres (vitesse, navigation et signalisation). Ajoutez à cela la sellerie cuir/alcantara, le système d’aide au stationnement, l’installation audio Harman Kardon, ainsi que d’autres équipements de confort et d’aides à la conduite, et vous obtenez une sportive prête à en découdre.

Bombinette explosive

Notre essai sur le Nürburgring démarre sur les chapeaux de roues. On active la touche de démarrage placée au milieu de la console centrale et on attend la réaction du moteur. Mais, surprise, le bloc 2,0 litres turbo compressé s’ébroue discrètement, au ralenti. Néanmoins, dès qu’on caresse l’accélérateur, la riposte est immédiate : la JCW s’emballe dans une mélodie rauque et métallique, mettant ainsi sa cavalerie de 231 ch au service du pilote. Le moment tant attendu est finalement intervenu, on nous donne l’ordre du départ. Et c’est parti pour un premier tour de piste, à vitesse modérée, histoire de chauffer progressivement les gommes de 18 pouces.

Entre les 3 modes de conduite proposés (Green, Confort, Sport), on active, bien sûr, le dernier qui fait monter le rythme en flèche : la compression moteur augmente, les liaisons au sol se raidissent et les 6 rapports de la boîte auto s’égrènent successivement pour relancer le bolide ! Malgré le tracé tortueux de la Nordschleife, qui comporte des montées et des descentes vertigineuses sur un périmètre de 22,8 km, la JCW fait preuve d’une agilité déconcertante et d’une stabilité imperturbable.

Compacte et fringante, la Mini John Cooper Works met en avant une polyvalence idéale pour l’utilisation quotidienne, tout comme elle brille par ses capacités dynamiques extraordinaires. On peut s’offrir ce petit bijou, moyennant une enveloppe de 414 000 DH pour la finition Pepper.

Fiche technique

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