Edito : L’avenir sera électrisant

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En automobile, la transition énergétique n’est plus une question de prise de conscience, mais de passage à l’acte. Pour les constructeurs, ce qui figurait jadis comme une probable voie de développement du business, se transforme en une condition nécessaire pour survivre, aujourd’hui. Les récalcitrants et les retardataires payent déjà trop cher leur manque de clairvoyance. Car maîtriser le savoir-faire ad hoc n’est pas une mince affaire, compte tenu des moyens humains, financiers et matériels à mobiliser. La transition électrique implique également beaucoup de temps pour mettre en place des infrastructures dédiées.

Ce qui est étrange dans le développement de la voiture électrique, est que la course ne se joue plus entre constructeurs isolés, ou par des alliances. Non, elle est plutôt l’affaire de l’État et de gouvernements qui, pour ne pas rater l’opportunité, encouragent la recherche scientifique dans le domaine de la mobilité électrique, concèdent des subventions et incitent les fournisseurs à anticiper les besoins des constructeurs.

Aujourd’hui, la course à la propulsion électrique prend un nouveau virage, celui de l’industrialisation effective. La prochaine décennie en promet une production massive. Désormais, en visitant les grands salons automobiles, comme l’IAA de Francfort (septembre 2019), on est rapidement interpellé par la présence massive des fabricants chinois de voitures électriques. Ils y exposent même des labels sportifs ou de luxe. Le déterminisme et l’audace sont plus perceptibles que jamais sur le visage des ingénieurs chinois, aussi fiers qu’excités à répondre à vos questions, à mettre en exergue leur prodigieuses avancées technologiques.

Franchement, les Chinois ont fait un bond spectaculaire à tous les niveaux. Outre l’aspect technique, on se rend également compte du tour de force en matière de qualité perçue, de choix des matériaux, de sécurité passive et active, de l’ergonomie, la connectivité… Et une chose est sûre, les «apprentis» automobile chinois n’étaient pas venus pour faire de la figuration devant des marques allemandes centenaires, y compris les big three (Audi, BMW et Mercedes). Ils sont, certes, inconnus, mais semblent avoir l’étoffe des futurs leaders de l’industrie automobile mondiale. Qui vivra verra !

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