Chronique : Au secours, des psychopathes au volant !

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Si, en temps normal, conduire dans les rues de Casablanca peut être tout sauf une promenade de santé, prendre le volant pendant le mois du ramadan revêt une dimension plutôt chaotique ou amusante, c’est selon. Demandez aux automobilistes, comme dans le cas de Larbi, obligés qu’ils sont, à traverser, chaque jour que le bon Dieu fait, la métropole en long et en large, et vous entendrez des récits d’anecdotes les plus hilarantes, mais aussi quelques drames les plus écœurants. Vous pouvez me croire, les rues de cette ville se transforment en une véritable scène de la comedia dell’arte, au sens propre et figuré de l’expression.

Quelques conducteurs, en manque de caféine, d’adrénaline, nicotine ou peut-être d’autres substances illégales, se comportent de façon très agressive et dangereuse. Hier, j’ai vu un type enragé qui, après avoir barré la route, sortit de sa voiture et se dirigea vers une automobiliste en la traitant de tous les noms d’oiseaux. Le mec en question, habillé en short et tongs, n’hésita pas à crier et à frapper la vitre de la dame au volant, en toute impunité et au vu et au su de tout le monde. Le comble, c’est qu’après avoir vidé toute sa bille, il reprit tranquillement son volant et repartit comme si de rien n’était.

Personne n’est à l’abri de ce genre de situations bizarres, improbables et stupéfiantes, de la part de quelques névrosés, qui consciemment, ou inconsciemment, se la jouent m’ramdan. Quoique les principes et les enseignements du mois sacré sont aux antipodes de ces comportements délinquants.

Si les autorités compétentes diligentent une étude spécifique sur le comportement des automobilistes lors du mois du ramadan, à laquelle s’associeront des éducateurs, psychologues ou psychiatres, ils ressortiront aussitôt avec des recommandations, comme le retrait du permis de conduire aux personnes fichées psychopathes, schizophrènes, droguées… ainsi que tout autre individu susceptible de nuire au bon déroulement de la circulation.

On ne peut tolérer que des dépravés, dont l’état émotionnel se trouve déjà mal-en-point et, de surcroit, soumis à la soif, la faim et la fatigue, s’emportent et blâment injustement de respectables citoyens. Aux nombreuses personnes qui se fichent des codes de convenance, il faut imposer une jurisprudence à suivre. Tout conducteur se doit, en fin de compte, d’être conscient de ses gestes et paroles, responsable de ses actes et, tout au moins, capable de se comporter d’une manière civilisée pour mériter une place sur la route.

Bon ramadan !

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