Bugatti Type 57 SC Atlantic : L’impact de l’Atlantic…

0
302

Arrêtez-tout ! Bugatti vient d’annoncer qu’un modèle inspiré de l’iconique Bugatti Type 57 SC Atlantic, l’exemplaire de Jean Bugatti, en l’occurrence, le plus mythique des quatre modèles ayant vu le jour entre 1936 et 1939 et le seul à avoir disparu, sera prochainement révélé ! C’est un peu comme si l’Egypte accouchait d’une version futuriste du Phare d’Alexandrie, qui figure parmi les 7 merveilles du monde antique et parmi les six d’entre elles qui ont été détruites…   

Cette année marque les 110 ans de Bugatti, mais aussi le quatre-vingtième anniversaire du départ à la retraite d’une légende des années 30, la Bugatti Type 57 SC, la fameuse Atlantic, fabriquée à quatre exemplaires seulement.

Après avoir publié, sur Twitter, une série de photos et de vidéos en rapport avec cette auto d’exception (notamment une scène du film «Overdrive» et des clichés de chacun des quatre exemplaires fabriqués), Molsheim a enchaîné avec ce tweet qui n’a rien d’innocent : «La Bugatti 57 SC de Jean Bugatti ne peut pas être recréée, mais que pensez-vous ? Pouvons-nous traduire son langage esthétique pour le 21e siècle ?».

Peu de temps auparavant, une folle rumeur annonçant le dévoilement prochain d’un one-off, d’une Bugatti unique qui serait présentée à Genève et vendue à 16 millions d’euros, a fait jaser dans les salons des 1%. Du coup, dans l’esprit de beaucoup d’observateurs, c’est clair : seule une resucée de l’Atlantic peut mériter une somme aussi conséquente que celle qui circule.

La dernière sortie médiatique du directeur adjoint du design de la prestigieuse manufacture alsacienne ne devrait pas calmer les esprits. Il vient d’annoncer de manière officielle qu’un modèle inspiré de l’Atlantic verra le jour prochainement. Et c’est l’Atlantic affichant le numéro de châssis 57453, soit celle qui fut fabriquée pour Jean Bugatti «himself» – le fils d’Ettore -, qui a inspiré les concepteurs de cette future fusée.

Disparue des radars peu avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et jamais réapparue depuis (elle aurait été aperçue pour la dernière fois dans le sud de la France), l’Atlantic/Aéro de l’héritier Bugatti donnait à voir des boucliers et des portières implantés plus bas que sur les trois autres Atlantic, les rescapées, de même que des lignes encore plus voluptueuses. Cela dit, elle disposait, comme elles, de la célébrissime «épine dorsale» rivetée.

Ces précisions sont de taille. Car, à l’époque des Bugatti, Delahaye, Delage, ou encore Hispano-Suiza, le sur-mesure était plébiscité par les «happy few» capables de s’offrir de telles marques. Faire «recarrosser» ses voitures par des maisons spécialisées réputées était un must. Deux autos pouvaient disposer de la même base roulante, du même groupe motopropulseur, mais présenter des carrosseries, des looks très éloignés.

Simple «recarrossage» ?

Il se pourrait que nous soyons en présence d’un phénomène similaire. Peut-être est-ce une commande spéciale que Bugatti honore avec ce «revival» de l’Atlantic ? Il y a de fortes chances, en effet, qu’il s’agisse d’une hypercar bâtie à partir de la Divo, auquel cas les 16 millions de la rumeur sont peu crédibles. Ça ferait cher la «prépa», d’autant que la Divo, facturée à 5 millions d’euros, est elle-même extrapolée de la Chiron, quasiment deux fois moins onéreuse. On devrait être fixé quand le salon de Genève ouvrira ses portes, cette Atlantic 2.0 y étant fortement pressentie.   

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here