Bugatti La Voiture Noire : Un one-off de «ouf» !

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La rumeur disait vrai. Bugatti a bien présenté un modèle unique, un one-off, à Genève. Une hypercar commandée par un grand amateur de la marque (il s’agirait de Ferdinand Piëch, l’ancien big boss du groupe Volkswagen, qui fut, est-il utile de le rappeler, derrière le rachat, en 1998, de la firme alsacienne), inspirée par la rarissime, la cultissime Type 57 SC Atlantic, et facturée 16,5 millions d’euros, ce qui en fait le véhicule (neuf) le plus cher au monde.

Baptisée La Voiture Noire en hommage à sa principale source d’inspiration, l’Atlantic personnelle de Jean Bugatti (disparue à l’orée de la Seconde Guerre mondiale), qui avait hérité de ce surnom parce qu’elle était la seule des quatre unités produites qui arborait ladite couleur, cet exemplaire unique reprend aussi à sa vénérable mamie l’«épine dorsale» qui fut pour beaucoup dans sa réputation.

L’hommage s’arrête là. En fait, on a davantage affaire à une grosse évolution de la Divo qu’à une resucée de la Type 57 SC. On note l’apparition d’un kit aéro encore plus «LMP1» (Le Mans Prototype), de feux plus ouvragés, de six canules d’échappement façon «canons de Navarone»…

Une prépa sympa, mais il n’y a pas non plus de quoi casser trois pattes à un canard (ou à un Cavallino Rampante). D’autant que les motoristes alsaciens n’ont même pas été mis à contribution. C’est le point noir de cette Voiture Noire. Elle est logée à la même enseigne que la Divo et que la Chiron, tant en matière de puissance que de couple maxi.

Evidemment, le W16 8L quadriturbo de 1.500ch et 1.600Nm ne peut être taxé de flemmardise. Avouez, cela dit, qu’eu égard au prix de La Voiture Noire, équivalent à celui de six Chiron, une petite reprog’ moteur n’eut pas été de trop !

Une telle initiative n’en demeure pas moins digne d’intérêt et on peut tout de même parler de véritable retour aux sources, Molsheim faisant revivre à sa clientèle cette époque où l’on s’offrait un châssis Bugatti pour l’enrober de la carrosserie de son choix.

Et puis, on ne peut parler de vol ! Le pedigree de celle que Bugatti présente comme étant l’Atlantic 2.0 et son caractère unique permettront sans doute à son heureux proprio de réaliser une plus-value en cas de revente. 

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