BMW Série 3 restylée : Ode à la digitalisation

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Piquée au vif par le succès de la Mercedes Classe C, la BMW Série 3 rétorque en soignant ses lacunes et en adoptant des interfaces numériques à la pointe de la technologie. Présentation.

Vendue à plus de 16 millions d’unités un peu partout dans la planète, la BMW Série 3 est un produit phare de la marque à l’hélice. De génération en génération, les designers maison avaient bien géré les opérations de renouvellement, ou de restylage, afin de ne pas bousculer les habitués du modèle. C’est aussi le cas aujourd’hui avec cette septième génération de la BMW série 3 qui, apparue en 2018, s’offre une bonne cure de jouvence.

Sa carrosserie, tout autant que son habitacle, ont fait l’objet d’un bon nombre de remaniements esthétiques et technologiques. À coup de petites retouches, la ligne extérieure semble plus affirmée, notamment au niveau du faciès et de la poupe. Idem pour l’habitacle qui s’inscrit dans la modernité en mettant l’accent sur la digitalisation. Autant dire que les transformations apportées ne manqueront pas de booster les ventes et, surtout, de redorer l’image de la bavaroise dans la catégorie des familiales haut de gamme.

Mais parviendra-t-elle à détrôner la star Mercedes Classe C qui, depuis bien longtemps, occupe la première marche du podium sur le marché national, en raison de ses nombreux atouts ? Éléments de réponse.

Look remodelé

Que les choses soient claires dès le début ! La série 3 que vous voyez sur ces images est une finition Pack M, c’est-à-dire la plus huppée et la plus chère. Les versions d’entrée de gamme, elles, ne bénéficient pas d’autant de soins esthétiques.

Mais globalement, l’opération de lifting a bien renforcé le caractère dynamique de la bavaroise. Notamment au niveau du bouclier avant qui accueille de fausses écopes latérales en forme de «L». Celles-ci encadrent la nouvelle entrée d’air centrale, dont la taille a été revue à la hausse. En revanche, les naseaux conservent des mensurations raisonnables comparativement à celles de la dernière BMW Série 4. Fort heureusement !

Pour ce qui est de l’éclairage, les blocs optiques full LED, livrés de série, sont enveloppés d’une belle signature lumineuse. Ce qui n’est pas vraiment le cas des feux arrière qui conservent leur forme originale. De même pour le profil qui n’a subi aucun changement notable. La Série 3 est toujours campée sur ses jantes 17 pouces, pour les modèles d’entrée de gamme, tandis que les versions M Sport reposent sur des roues de 18 pouces.

Par ailleurs, les acheteurs ont droit à une nouvelle palette de couleurs extérieures, telles que le Skyscraper Grey, le M Brooklyn Grey, le Frozen Pure Grey, ou encore le Frozen Tanzanite Blue.

Dans l’air du temps

A l’intérieur, le mobilier évolue en profondeur, comme en atteste la nouvelle planche de bord entièrement digitalisée, ou presque. La bonne vieille instrumentation sous la casquette des anciens modèles, laisse place à une gigantesque dalle numérique incurvée : BMW Curved Display. Inédite, cette interface, inaugurée par les modèles électriques BMW i4 et iX, met l’accent sur l’ergonomie et l’intuitivité de fonctionnement. Elle se compose d’un écran d’instrumentation de 12,3’’, érigé face au conducteur, et d’un écran d’infodivertissement de 14,9’’, placé au milieu du tableaude bord.

Dans cette même logique de modernisation, le levier de la boîte de vitesses automatique à huit rapports, elle aussi livrée en série, est remplacé par un petit sélecteur de vitesse, ce qui dégage de l’espace au niveau de la console centrale.

Du reste, la Série 3 offre un niveau de confort correct à l’avant, avec des sièges enveloppants. Sauf que l’occupant de la place centrale arrière devra composer avec le tunnel de transmission centrale pour caser ses pieds.

Différentiel des prix injustifié

Au Maroc, le catalogue de la familiale allemande propose trois finitions : Sport, Elégance et Pack M. La plus basique, 318d finition Sport, disponible au tarif exorbitant de 477 000 DH, offre les équipements suivants : 8 airbags, avertisseur de crevaison et détection de somnolence, limiteur/régulateur de vitesse, boîte auto 8 rapports avec palettes au volant, caméra de recul, GPS, assistant «Hey BMW», capteur de pluie et de lumière, clim auto trois zones, pneus de 17’’ avec roulage à plat.

Or, la finition intermédiaire, 320d Elégance, réclame la somme de 535 000 DH, soit un différentiel de 58 000 DH. Mais, elle n’en rajoute que très peu d’équipements : 10 haut-parleurs, toit ouvrant, et recharge de téléphone par induction. Enfin, pour accéder à la 320d Pack M, il faudra débourser 616 000 DH, et vous obtiendrez en contrepartie : un spoiler arrière, quelques inserts décoratifs, et des jantes 18’’. Autant dire que la belle allemande vend ses charmes au prix fort.

Large choix de motorisation

Sur le plan mécanique, les changements ne sont pas notables. La nouvelle venue reconduit le même 2,0 litres Diesel qui se décline en deux niveaux de puissance : 150 ch, pour la version 318d, et 190 ch, pour la version 320d. Les performances sont toujours au rendez-vous avec respectivement des vitesses maximales de 218 km/h et 235 km/h, tandis que les accélérations de 0 à 100 km/h s’exécutent en 8,4 secondes et 7 secondes.

La consommation, quant à elle, s’affiche à 5 litres/100 km, pour les deux versions. Les amateurs de modèles essence ont le choix entre les versions 320i, 330i et 340i. Comme mentionné plus haut, toute la gamme bénéficie des services de la boîte Steptronic à 8 rapports, qui se veut très douce de fonctionnement.