Autonews 233 – Disponible pour téléchargement

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Malgré les signes d’amélioration de la situation sanitaire (Covid- 19) dans plusieurs pays, l’économie mondiale n’est pas encore au bout de ses peines. Comme c’est le cas de l’industrie automobile frappée de plein fouet par les problèmes liés à l’indisponibilité des pièces de première monte et des composants électroniques. Les entreprises qui ont misé sur le sourcing chinois, tournent aujourd’hui au ralenti, et quelques-unes se trouvent complètement à l’arrêt.

Jusqu’alors, l’appareil industriel chinois était considéré comme très efficace et compétitivement imbattable. Mais il s’avère qu’il n’est pas totalement invulnérable. Des irrégularités liées à l’approvisionnement de la Chine en matière première et en ressources énergétiques ont vite fait gripper son outil industriel. Et l’onde de choc ne cesse de se propager dans les activités commerciales, à l’instar de la distribution automobile.

Dans le cas du marché automobile national, les clients ayant passé commande pour un véhicule neuf, doivent désormais prendre leur mal en patience, et attendre des durées parfois indéfinies avant de se faire livrer. Aux problèmes industriels, s’ajoutent d’autres soucis à portée géographique qui font envoler les tarifs de transport. En conséquence de quoi, les tarifs des voitures subissent une inflation permanente.

L’outil industriel chinois n’a peut-être pas encore atteint ses limites, mais des signes d’essoufflement sont indéniables, et les entrepreneurs ayant mis tous leurs œufs dans le panier chinois, observent impuissants ce retournement de situation. Certains ont déjà entamé le processus de relocalisation de leurs entreprises, jadis installées en Chine, dans leurs propres pays, ou dans un pays tiers.

Le Maroc, qui a réussi à mettre en place une base industrielle compétitive en très peu de temps, peut s’ériger en plateforme d’accueil pour de nombreuses d’entre elles. Certes, la taille du tissu industriel marocain n’a rien de comparable avec le gigantisme chinois, mais recèle, tout de même, son petit lot d’avantages qualitatifs. Qu’il s’agisse de production de composants automobiles mécaniques, plasturgiques ou électroniques, les entreprises installées au Maroc ont développé un savoir-faire respectable dans ces domaines.

Faire du Maroc une plateforme industrielle encore plus compétitive, c’est justement la mission à laquelle devrait s’atteler le nouveau ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, afin de consolider l’excellent travail réalisé par son prédécesseur Moulay Hafid Elalamy.