Audi A6 : Mutation cybernétique

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A force de se faire distancer par sa rivale BMW Série 5, la nouvelle Audi A6 rétorque en adoptant un nouveau cockpit entièrement digitalisé, bardé d’électronique et d’assistants numériques… Du coup, elle s’est tellement métamorphosée qu’on est même tenté de lui pardonner son arrivée tardive dans le Royaume, soit un an après sa commercialisation en Europe.

La compétition entre les routières premium fait rage. Pour séduire, les constructeurs ne cessent d’y greffer des équipements et gadgets high-tech, visant à les rendre encore plus sophistiqués que jamais. C’est la révolution numérique qui s’invite au sein de l’automobile par le biais d’écrans géants, perfectionnés, ultra-connectés et qui obéissent au doigt et à l’œil, de façon à réduire la conduite à une simple formalité.

Pour décupler le bien-être à bord, la déferlante numérique ne fait donc plus de quartier : les innovations, sitôt révélées par un véhicule de très haut standing, se dupliquent illico dans un modèle de rang inférieur.

C’est justement le cas de l’Audi A6 qui, en lorgnant de plus en plus vers la prestigieuse Audi A8, a fini par lui reprendre la quasi-totalité de l’arsenal électronique, numérique et technique. La nouvelle venue ambitionne ainsi d’offrir un confort équivalent à celui de sa grande sœur, à laquelle elle doit la plateforme et l’architecture mécanique, qu’elle affiche désormais des mensurations largement revues à la hausse. Si la longueur pointe à 4,93 m (+6 mm), l’empattement intérieur subit, lui aussi, une bonne inflation (+12 mm). Ceci se traduit par un espace généreux et une ambiance plutôt décontractée, mais avant de prendre place à bord, passons en revue les changements esthétiques les plus marquants.

Interférences de styles

De prime abord, l’architecture de l’A6, toujours fidèle aux attributs d’une grande berline tricorps, arbore une silhouette plus élégante. La célèbre calandre Single Frame, plus large avec des angles aigus, fait toujours partie du décor, tout comme le bouclier massif flanqué de prises d’air sur les côtés et d’une discrète lame aérodynamique inférieure. En revanche, la forme fine des feux ne change pas beaucoup, mais leur graphisme intérieur crée une signature plus distinctive.

Pour souligner sa stature haut de gamme, la partie arrière accueille une baguette chromée reliant les blocs optiques, tandis que le profil met en évidence sa longueur, on l’a dit, proéminente, assortie de porte-à-faux revus à la baisse, histoire de réduire le rayon de braquage et, par conséquent, faciliter la maniabilité en ville… Les interférences de ce nouveau style entre les univers classique, sportif et moderne, envahissent même la partie intérieure.

L’habitacle de la A6 est un agréable salon dans lequel tous les passagers se sentiront forts à leur aise.

Digitalisation à profusion

L’habitacle de la A6 est un agréable salon dans lequel tous les passagers se sentiront forts à leur aise. Ici, l’ergonomie des assises est irréprochable, tout comme le choix des matériaux et la qualité de finition. Côté agencement, rien à ajouter, sinon que la marque aux anneaux reste fidèle à son savoir-faire proverbial. Quant aux espaces de rangement, le volume du coffre reste invariable, soit 530 litres, mais son ouverture s’effectue désormais d’un simple mouvement de pied sous le pare-chocs arrière.

Somptueuse, l’ambiance intérieure n’en demeure pas moins conviviale avec une planche de bord rectangulaire conjuguée à une console centrale taille king size, délimitant les deux sièges avant. Équipé de l’instrumentation digitale, Virtual Cockpit (disponible uniquement sur la finition S-Line), le poste de conduite ressemble à celui d’un Dreamliner. Les deux autres écrans de l’interface numérique MMI, placés au milieu de la planche, sont tellement intuitifs qu’il est possible d’activer une fonction sans quitter la route des yeux. En plus clair, le conducteur gère séparément l’infotainment via l’écran supérieur (10.1’’) sur le système MMI navigation plus. Plus bas, un autre écran (8,6’’) permet d’accéder à la commande de la climatisation, aux fonctions de confort et à la saisie de texte. Sans oublier l’affichage tête haute qui projette les informations importantes sur le pare-brise. Le système MMI navigation plus inclut également le Virtual Cockpit d’Audi avec un écran de 12,3’’.

Enfin, le vaisseau amiral allemand se décline en trois finitions : Premium, Business Line, S-Line.

TDI robuste et sobre

Sous le capot, la nouvelle routière d’Ingolstadt est disponible en deux versions diesel, à savoir la A6 40 TDI, qui développe 190 ch pour un couple de 400 Nm et la A6 45 TDI délivrant 249 ch pour un couple de 600 Nm. Les deux blocs s’associent exclusivement à la boîte automatique Tiptronic à 8 rapports, dont le double embrayage contribue largement à la baisse de la consommation, laquelle tourne autour d’une moyenne de respectivement 4,2 et 5,5 l/100 km. Grâce à sa suspension légèrement plus ferme et sa direction qui devient plus incisive à mesure que la vitesse augmente, la tenue de route devrait être meilleure à plus d’un titre… C’est ce qu’on attend d’une grande routière comme l’A6, être à la fois maniable en ville, agile sur petites routes, et stable sur autoroutes.

Proposée à 529 000 DH, la version d’entrée de gamme de la A6 40 TDI Premium dispose de l’essentiel des équipements. Mais, elle fait l’impasse sur le Virtual Cockpit et bien d’autres dispositifs de confort, disponibles uniquement sur la finition A6 40 TDI S-Line, qui réclame une enveloppe de 669 000 DH. Encore plus corsés, les tarifs de la version A6 45 TDI culminent à 689 000 DH (Business Line) et 769 000 DH (S-Line).

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