Alfa Romeo Giulia Veloce : Raviver la flamme !

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Offrir le meilleur compromis entre le confort d’une belle berline utilisable au quotidien et la sportivité digne du label Alfa Romeo, telle est la mission de la Giulia Veloce, prononcez «Vélotché», dont la mécanique pimentée rime avec une ligne plus suggestive. Quelle grâce !

Riche et diversifiée, la gamme Alfa Romeo Giulia proposait, dès son lancement au Maroc, en 2016, le bloc diesel 2.2 litres MultiJet, décliné en trois niveaux de puissance : 136, 160 et 190 ch. Deux ans plus tard, la version Veloce, objet de notre essai, avait rejoint la meute. Forte de 210 ch, celle-ci constitue l’offre idéale pour les alfistes passionnés de belles mécaniques, en quête d’une familiale plutôt accessible.

La Veloce brille, certes, par sa puissance et sa force de caractère, mais ne prétend pas du tout égaler la très exclusive Giulia QV (Quadrifoglio Verde). Animée du tonitruant V6 essence de 510 ch, elle boxe d’ailleurs dans la catégorie supérieure, celle des BMW M3 et Mercedes-AMG C 63.

Mais une chose est certaine, la Giulia Veloce ne manque pas d’arguments pour séduire. Outre le plaisir au volant, elle gagne en sérénité à la faveur de la transmission intégrale Q4 (4-roues motrices), qui régale avec une stabilité hors pair quelles qu’en soient les conditions. Ajoutez à ce dynamisme, une robe aux rondeurs sensuelles, et vous obtenez une belle italienne débordante de testostérone.

Perfectionnement stylistique

Sculpturale et irrésistible, l’Alfa Romeo Giulia est un canon de beauté, dont le design ne change pas vraiment par rapport à la version standard, mais évolue pour répondre aux impératifs dynamiques. Parmi les traits distinctifs, le bouclier se montre plus ajouré, façon Quadrifoglio, les entourages des portes, pour leur part, sont teints en noir, tandis que le diffuseur arrière intègre une double sortie d’échappement. Pour clamer haut et fort sa sportivité, elle se fait flanquer de la mention «VELOCE» sur les ailes, assortie du sigle «Q4» sur la malle arrière. Pas de changement notable sur les côtés, si ce n’est l’apparition d’inédites jantes de 19 pouces. Celles-ci laissent entrevoir des disques de frein qui se révèlent parfaitement dimensionnés pour freiner ses ardeurs. A ce titre, il faut noter que même la taille des pneumatiques contribue à parfaire le dynamisme de l’engin. Plus larges et moins hauts, les pneus du train arrière offrent une surface de contact supérieure (soit 255/40 R18 95Y, contre 225/45 R18 91Y à l’avant), ce qui permet à l’auto de s’agripper fermement sur la chaussée.

Ambiance tonique

Que dire de l’intérieur ! Tout respire la sportivité. Du volant trois branches spécifique aux multiples inserts en aluminium disposés çà et là sur la planche de bord, en passant par des sièges cuir plus enveloppants, à réglage électrique. Ce qui fait que le conducteur trouve rapidement la position de conduite qui lui convient. Un soin particulier a été accordé à l’assistance électronique et numérique. D’une part, le système DNA, plus évolué, permet d’activer davantage de modes de conduite. De l’autre, le système d’infodivertissement se dote d’une nouvelle interface avec écran de 8,8 pouces, assortie de la navigation 3D.

Enfin, la qualité de finition et des matériaux est en net progrès, avec des habillages en cuir (rouge, brun ou noir) du tout premier choix, ce qui l’autorise à faire jeu égal avec ses concurrentes premium, les BMW Série 3 et Mercedes Classe C.

Souplesse déconcertante

Sous le capot de notre modèle d’essai s’abrite le 2.2 litres développant 210 ch pour un couple de 470 Nm. Ce 4-cylindres fait bon ménage avec la boîte de vitesses ZF à 8 rapports, bien étagée et douce de fonctionnement.

Dès les premiers tours de roue, on apprécie sa vivacité débordante. A bas régime, la Giulia Veloce fait preuve de souplesse, mais elle sait se montrer agressive à la moindre sollicitation de l’accélérateur. Du coup, l’aiguille du compte-tour s’expédie instantanément dans la zone rouge et la sonorité devient encore plus envoûtante. Et sur ce plan, il faut reconnaître que l’italienne fait mieux que la plupart de ses rivales allemandes. Plus à l’aise sur autoroutes, le bolide n’en demeure pas moins joueur sur routes sinueuses. Cette agilité surprenante, la Veloce la doit à sa propulsion arrière, doublée de la transmission intégrale (Q4). Il s’agit d’un différentiel central, assorti d’une boîte de transfert, qui répartit le couple entre les 4-roues motrices, en favorisant celle qui dispose davantage d’adhérence. Ce qui permet de maintenir la caisse scotchée au bitume, même à vitesse élevée.

Bien que l’architecture de transmission (Q4) engendre un surpoids de 60 kg, la «sprinteuse Alfa» parvient tout de même à tutoyer les 235 km/h et à abattre le 0 à 100 km/h en 6,8 secondes… Par bonheur, la montée en puissance ne se traduit pas par une consommation surélevée, se contentant ainsi d’une moyenne de 4,7 l/km.

Le look, le confort et le plaisir de conduire, mis à part, la Giulia Veloce a en plus le mérite d’être plus accessible que ses rivales allemandes, 499 000 DH pour être précis ! Avis aux passionnés de belles latines !

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