Bentley Continental GT Convertible :%% Crewe tisse sa toile !

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Commercialisée fin juin dernier au Maroc, la très sexy Bentley Continental GT, monument «sport-chic» pour esthètes et épicuriens à l’estomac bien accroché, sera bientôt épaulée par sa variante découvrable – «Convertible» comme on dit du côté de Crewe. En tombant le haut, la sœurette GTC explore autrement plus avidement le registre de la viveuse, de la jouisseuse impénitente. «Smoking Hot»!

Si vous êtes fan de «Game Of Thrones», vous trouverez forcément un petit air de Cersei Lannister à la dernière bombasse de Crewe. Dans le genre Lady sulfureuse, dévergondée, dans le rôle de l’hédoniste endurcie, on ne fait pas mieux que cette Bentley Continental GT topless ! Une sorte de Continental G(O)T… A noter que si vous n’êtes pas un(e) inconditionnel(le) de l’univers des TV Shows américains et/ou du romancier George R.R. (pas Rolls-Royce) Martin (pas Aston), ça fonctionne aussi avec Lady Chatterley, comme avec n’importe quelle aristo’ british olé-olé !

Il s’agit de la troisième génération de la GTC. Elle viendra tenir compagnie en concession au Coupé hautes performances, au Maroc comme partout ailleurs, au printemps 2019 ; pile-poil avec l’arrivée du beau temps. Et ce sera forcément un des gros hits de l’été, à tout le moins dans les rangs des «happy few» en mesure de la «conquérir».

A en croire les «milieux (m)autorisés», la belle et noble Anglaise, dévoilée dans le cadre d’événements ultra-sélects à Londres, Dubaï, Sydney, ou encore Munich, aurait déjà tapé dans l’œil de maints prétendants. Il y aurait été enregistré davantage de commandes que n’en recèle la console centrale d’une Bentley des années pré-écran tactile…

Comment aurait-il pu en être autrement ? Plat comme une limande, comme une planche à pain, ou encore comme le pays de Brel, doit vraisemblablement être l’électroencéphalogramme de celui ou celle qui est en mesure de rester de marbre devant cette sculpture sur roues absolument splendide ! C’est une lapalissade que de dire que le décapsulage a fait grimper la température de quelques degrés supplémentaires. Entre une bibine fermée et une autre décapsulée, le choix est vite fait. CQFD.

Soft Power…

Dérivant étroitement du Conti GT, testé et ô combien approuvé par notre rédaction sur les routes tortueuses du Tyrol autrichien et italien en mai dernier (un véritable «Conti de fées»), sa variante Convertible a gardé autant que faire se peut les lignes et gimmicks du Coupé, notamment la face avant carnassière, marquée par une large calandre au maillage sportif, par des double feux à diodes matricielles s’inspirant du monde de la joaillerie, sertis qu’ils sont de LED aux allures de cristaux taillés, mais aussi par un bouclier ajouré «kif» un jean de Kate Moss ou de Cara Delevingne (moins «old school»). Le profil athlétique et les feux arrière en ellipse, faisant écho à la forme des sorties d’échappement, parachèvent avec bonheur le tableau.

Il faut saluer le talent des designers de la marque au B ailé qui, tout en gardant patents les liens de parenté entre la GT et la GTC, ont habilement greffé sur cette dernière du matériel génétique provenant de l’EXP 12 Speed 6e Concept, présenté à Genève en 2017. La GTC a troqué le pavillon et le hayon de la GT contre une capote en toile «transférée» du dit prototype. Un auteur souffrant d’«exagérationnite» aigüe dirait de cette toile qu’elle fait passer celles de Francis Bacon ou de quelque autre grand maître de l’école anglaise de peinture pour des croûtes sans nom…

Plus sérieusement, ce soft-top aussi épais que le grand smog de Londres (c’est grave, docteur ?) offre une isolation phonique – mais aussi thermique – de premier ordre. Selon ses concepteurs, grâce à ce couvre-chef élégant, qui se déploie ou se range électriquement en 19 secondes, même quand le véhicule est en mouvement – à une vitesse inférieure à 50 km/h -, la GTC garantit un confort acoustique comparable à celui de la précédente génération de la GT Coupé (capote fermée, bien entendu).

Autres raisons d’être pote avec la capote de ce cab 2+2 : elle est disponible en sept coloris, dont une finition en tweed authentique pour un look (encore plus) «so british», tandis que le volume du coffre ne varie pas selon qu’elle y est rangée ou en fonction. Il faudra se contenter de 235 dm3, cela dit, ce qui représente une «coupe» de 123 dm3 par rapport au Coupé.

Capotée, la GTC assure donc un confort de haut vol en même temps que le spectacle, le contraste entre sa robe sexy, qui laisse apparaître ses muscles saillants, et sa coiffe délicate, «gracile», gracieuse, poétique, étant du plus bel effet. Il n’en demeure pas moins que ce cab’ est une invitation à rouler constamment cheveux au vent. Son habitacle est si somptueux, c’est une telle œuvre d’art, qu’il mérite d’être sans cesse exposé au regard du plus grand nombre.

Chauffe, Marcel !

Du reste, à moins que la pluie s’en mêle, il est possible de rouler décapoté tout au long de l’année, à plus forte raison sous nos latitudes, où les automnes et les hivers sont particulièrement cléments. Et pour cause, absolument tout est chauffant à bord de la GTC, des sièges (classique !) à la jante du volant (plus rare) en passant par les accoudoirs (première mondiale ?). Pour en finir avec le conditionnement de l’air, sachez que la GTC bénéficie d’une évolution du chauffe-nuque (nommé Air Scarf chez le constructeur ayant étrenné ce dispositif) de la génération sortante. Il dispose désormais d’une fonction rafraîchissante.

Aussi nobles, aussi précieuses et aussi finement traitées soient-elles, les peaux et les boiseries (10 m2 d’essences rares quand même !) qu’accueille cet habitacle ne constituent pas son attrait numéro un. Le superbe écran central tactile rotatif de 12,3 pouces non plus, même s’il est compatible AppleCarPlay, même s’il peut être associé à trois «sonos» différentes (650 W pour le modèle de série, 1 500 W pour l’installation Bang 1 Olufsen optionnelle et 2 200 W pour le système Hi-Fi haut de gamme Naim, doté de 18 HP).

Cet écran constitue un argument massue des GT et GTC. D’autant qu’il peut s’escamoter pour céder la place à deux autres «facettes», à deux autres «atmosphères». Le choix est donné entre une console centrale tout de bois vêtue ou agrémentée de trois manomètres cerclés de chrome. Ou quand le raffinement technologique se met au service du style.

Parmi les autres attentions louables de Crewe figure le programme de personnalisation babylonien de la GTC (et de la GT) : outre les coloris du couvre-chef, il est possible de choisir entre 17 teintes de caisse et, à bord, entre 15 tons de cuir, 8 types de bois précieux… Autrement dit, il y a autant de chance de tomber nez à nez avec deux GTC (ou deux GT) identiques que de décrocher deux fois de suite la timbale au Loto…

Il n’empêche que c’est le système de chauffage de la Conti GTC qui mérite la palme. Car, les autres atouts de ce véhicule ont été découverts sur la Conti GT.

«British Ground Force»

Le W12 6.0 l de 635 ch et 900 Nm est un puncheur aux gants de velours. Il permet à la GTC de pulvériser le 0 à 100 km/h en 3,8 s. Un chrono incroyable pour un véhicule qui approche les 2,5 tonnes, rendu possible par la présence de l’imposant haras de «British Yearlings», mais aussi par celle des très efficaces transmissions intégrale et robotisée à double embrayage à 8 rapports, chipées à la GT elles aussi. C’est un dixième de plus à peine par rapport à celui que réalise sur ce même exercice la GT, sachant que le cab’ souffre d’une surcharge pondérale de 170 kg, due aux renforts structurels inhérents à tout décapsulage. En revanche, GT et GTC affiche la même Vmax himalayenne : 333 km/h.

Si un tel cabriolet peut très bien se conduire le couteau entre les dents, ses trains roulants ayant été conçus pour repousser le plus loin possible les lois de la physique, maints engins sont plus calibrés pour l’arsouille. En fait, la raison d’être de cette auto est d’être impériale dans absolument tous les registres. Mais c’est dans celui de l’art de vivre british qu’elle excelle le plus. C’est ce qu’on demande en premier lieu à une Bentley, davantage qu’à une Aston, par exemple, noble et raffinée au possible elle aussi, mais plus sportive et un poil en retrait en matière de pompe, d’étiquette.    

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