Toyota Supra : Arizona Dream

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Mis aux enchères dernièrement aux Etats-Unis, le premier exemplaire de la nouvelle Supra, GT de Toyota présentée quelques jours plus tôt au salon de Détroit, a rapporté la «bagatelle» de 2,1 millions de dollars U.S !

Aux Etats-Unis, il est de plus en plus courant que le premier exemplaire d’un modèle charismatique soit mis aux enchères et que le montant dégagé par la vente soit transmis à des associations caritatives. Fraîchement dévoilée au salon de Détroit, la cinquième génération de la Toyota Supra s’est pliée à ce rituel sympathique. Et ça lui a plutôt souri : l’exemplaire «number one» a été adjugé à pas moins de 2,1 millions de dollars (un peu moins de 20 millions de dirhams) par la maison Barrett-Jackson à Scottsdale, Arizona. Une somme rondelette qui a été dispatchée entre la American Heart Association, qui vient en aide aux personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, et la Bob Woodruff Foundation, qui défend les droits des vétérans américains.

C’est un couple de designers de yachts qui a craqué pour ce «one-off» portant le numéro de châssis 20201 (le millésime suivi du numéro de production) et baptisé Global #1 par le constructeur japonais. Dotée d’une livrée du plus bel effet, doux alliage de gris mat – pour la robe -, de rouge (coques de rétros) et de noir (jantes).  

La nature a horreur du vide ! C’est la mécanique du manque, de la privation, qui a fait s’envoler les enchères. Davantage, en tout cas, que le caractère exclusif (le cache moteur est signé par le PDG de la marque, Akio Toyoda) ou caritatif de cette vente, les «peintures de guerre» bien senties et les qualités intrinsèques de la cousine technique de la BMW Z4 –  son look très proche de celui du concept Toyota FT-1, dévoilé à Détroit en 2014, ou encore le duo de talent que forment sa boîte auto à 8 rapports et son six-cylindres en ligne suralimenté de 340 ch et 495 Nm.  

Entre la quatrième génération de la Supra (1993-2002), qui disposait d’une «fanbase» considérable, et sa remplaçante, l’éclipse aura duré 17 ans. C’est bien connu : quand on aime, on ne compte pas ; surtout quand cela fait des lustres que le retour de l’être cher (ou l’objet cher) est espéré, épié, commenté, fantasmé…  

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