Volvo XC40 : The game changer

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Les points communs entre le XC40 et ses grands frères sont flagrants, mais le petit dernier s’offre néanmoins une dégaine plus fun.

Le nouveau SUV compact premium suédois, sacré Voiture européenne de l’année 2018 en mars dernier, a été conçu pour mettre le boxon dans son segment, traditionnellement dominé par les allemands.

Pour la quatrième année consécutive, Volvo Cars a dévoilé des chiffres de ventes globaux records à l’issue du dernier exercice fiscal. La firme de Göteborg a écoulé plus de 571 000 unités en 2017, ce qui représente une progression de l’ordre de 7% par rapport à l’année d’avant, et aspire à atteindre la barre des 800 000 ventes par an en 2020 ! Rien d’inatteignable maintenant que le XC40 est venu épauler les deux autres SUV du clan, les XC60 et XC90, ainsi que les autres membres de la smala.

Le trend haussier devrait même se poursuivre de plus belle dans les années à venir. Car, si le XC60 a été le principal artisan de ces années de croissance soutenue, le «benjamin» XC40 semble être encore mieux armé pour tenir le rôle de tête de gondole de la gamme.

Avec plus de 80 000 commandes enregistrées depuis son lancement, le succès du XC40 dépasse les «prévisions les plus optimistes», a indiqué récemment Hakan Samuelsson, PDG de Volvo Cars. Résultat : pour satisfaire la demande, il a été décidé de procéder à l’augmentation de la production du SUV compact suédois. Les raisons de ce succès fulgurant ? Déjà, le XC40 tire profit de son statut de Voiture de l’année 2018 en Europe. Ensuite, il est moins onéreux que son frangin. A prestations égales, il est aussi un peu plus accessible que ses rivaux allemands (Audi Q3, BMW X1 et Mercedes-Benz GLA) et anglais (Jaguar E-Pace et Range Rover Evoque). Mieux, il devrait se montrer plus compétitif au fur et à mesure de sa carrière marocaine, le distributeur local de Volvo projetant de commercialiser des variantes moins puissantes et à la dotation de série moins complète que celles qui le sont actuellement.

Il faut vraiment être un maître pinailleur pour trouver des faiblesses à cet habitacle.

D’autres variantes à venir

Lancé à l’international avec une transmission intégrale, une boîte automatique à 8 rapports et deux motorisations, une essence (T5 de 247 ch) et une diesel (D4 de 190 ch), le XC40 a eu droit, sur certains marchés, à partir d’avril dernier, à trois autres motorisations pouvant être couplées à une transmission mécanique à 6 rapports et à une transmission aux roues avant.

Si les deux nouveaux blocs essence, à savoir le 3-cylindres 1.5 l de 156 ch du XC40 T3 et le 4-cylindres 2.0 l de 197 ch du XC40 T4, ne devraient pas être retenus sur notre marché, le 4-cylindres 2.0 l diesel de 150 ch de la version D3 devrait rejoindre la D4, unique motorisation présente pour le moment dans les concessions locales, et donc niveler vers le bas la grille tarifaire du SUV et booster ses ventes.

Chaque chose en son temps. C’est le XC40 D4 BVA8 AWD (All Wheel Drive) qui nous intéresse présentement. Développant une puissance de 190 ch et un couple maxi de 400 Nm, ce bloc biturbo compose un duo prometteur avec la boîte Geartronic, conçue par Aisin, masquant ainsi le seul véritable point faible du XC40, son poids conséquent (plus de 1 700 kg, soit, grosso modo, le même poids qu’un XC60 doté de la même motorisation). Les performances sont intéressantes (vitesse maxi de 210 km/h et 0 à 100 km/h expédié en 7,9 s) et l’appétit affiché par le XC40 mesuré (consommation moyenne de 5,1 l/100 km).

Les trains roulants et les liaisons au sol du SUV compact suédois devraient aussi parvenir à faire oublier sa surcharge pondérale. Bâti sur la plateforme CMA (Compact Modular Architecture), base roulante qu’il a étrenné et qui servira à la prochaine génération de la V40, et pouvant compter, de série ou en option, sur l’intégralité des systèmes d’aide à la conduite inaugurés par ses aînés XC60 et XC90 (alerte de collision avec détection piéton, maintien de voie actif, reconnaissance des panneaux, etc.), le XC40 ne devrait pas prêter le flanc à la critique en termes de dynamisme.

Look «ethno-chic»

Il devrait, du reste, tirer son épingle du jeu en matière de franchissement, à la faveur de ses quatre roues motrices et de sa garde au sol assez conséquente (21 cm). En revanche, il n’est pas acquis que ses conducteurs auront à cœur de plonger ce SUV et son physique avantageux, son look «ethno-chic», dans des terrains par trop incommodes. Le XC40 n’a pas vraiment la gueule de l’emploi. Son terrain naturel à lui, c’est la ville, voire la route, mais pas les cailloux et la gadoue. Le glamour l’emporte sur l’aventure !

Reprenant l’essentiel des attributs physiques des grands SUV de la famille, notamment la signature lumineuse en forme de T et les blocs optiques verticaux à l’arrière, qui débordent généreusement sur les ailes, le XC40 s’en distingue en donnant à voir des flancs nervurés, des surfaces vitrées latérales minimalistes, une peinture bicolore, une découpe originale des montants arrière…

Long de 4,43 m, le XC40 rend 26 cm au XC60. Cependant, il réalise un véritable tour de force en offrant une habitabilité globalement comparable. Aux places arrière, le petit dernier du clan affiche une garde au toit en retrait de 2 cm seulement par rapport à son frérot. Et il ne lui cède qu’un insignifiant centimètre pour ce qui est de la largeur aux coudes. Le XC40 se permet même de faire la course en tête en termes d’espace aux jambes, avec une «balance excédentaire» de 3 cm. Mais il s’incline en matière de volume de chargement du coffre. Ses 432 dm3 ne font pas le poids devant les 495 dm3 du XC60.

Sur ce point précis, il est dans le ventre mou de son segment, se plaçant entre un Audi Q3 (505 dm3) et un Mercedes GLA (421 dm3), mais très loin de la référence en la matière, le Jaguar E-Pace (577 dm3). Il rattrape le coup, néanmoins, en offrant divers points d’ancrage, des banquettes rabattables électriquement depuis le coffre, un compartimentement convaincant (plancher repliable), etc. 

Rapport prestations-prix canon

De toute façon, il est difficile, sinon impossible, de tenir rigueur à ce XC40 et à son habitacle à la présentation élégante, inspirée de celle des grands frères, à la finition léchée, aux sièges confortables au possible (c’est l’une des marques de fabrique des Volvo) et au contenu technologique particulièrement concluant : large dalle digitale de 12,3 pouces en guise d’instrumentation, système multimédia doté d’un bel écran tactile vertical de 9 pouces, de 8 haut-parleurs, d’un système de commande vocale évolué et d’une connectivité de pointe (tethering, partage de connexion via 4G, hotspot Wi-Fi ou Bluetooth, radio Internet…).  

Les tarifs de lancement du XC40 sont de 435 000 DH pour un modèle de finition Momentum, déjà très convenablement équipé (sellerie en cuir, jantes de 18 pouces, etc.), et de 465 000 DH pour un modèle R-Design, à la présentation plus sportive : calandre remaniée au maillage plus ouvragé, boucliers avant et arrière plus ajourés, jantes en alliage de 18 pouces, deux grosses canules d’échappement, volant sport et pommeau gainés de cuir, pédalier en aluminium…«On est mal, patron, on est très mal !», doivent maugréer les commerciaux des marques rivales à l’endroit de leur management…

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