Dacia Duster :%% Seul au monde !

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La première génération du bien nommé Duster a fait mordre la poussière à la concurrence – même si elle était, à bien des égards, seule au monde. Pour sa part, le «Deux-ster» semble avoir été programmé pour la réduire en poussière, la concurrence !

Avec un peu plus de deux millions d’exemplaires écoulés de par le monde, la première génération du Duster a placé la barre très haut. Même en fin de vie, elle a su garder intacte son attractivité. Pas moins de 6 291 unités ont été écoulées sur notre marché en 2017, ce qui en a fait le SUV le plus vendu du royaume, loin devant le Nissan Qashqai et ses 4 410 immatriculations !    

Si le premier Duster était low cost jusque dans son look, avec ses ajustements de panneaux de carrosserie parfois approximatifs, son successeur est, pour sa part, un joli petit lot… cost, une sorte de «Rob Lowe»… cost ! Esthétiquement, s’il se garde bien de tout changer, si la plateforme reprend du service, non sans avoir été rigidifiée, et que la silhouette d’ensemble aussi bien que les mensurations (4,34 m de long, soit 2,6 cm de plus qu’avant, et 1,80 m de large) demeurent proches de celle du fondateur de la lignée – bien qu’aucun élément de carrosserie n’ait été conservé -, le nouvel opus a vu son look évoluer de manière assez remarquable, cela dit.

La présentation intérieure est moins austère qu’avant, tandis que la qualité de fabrication progresse assez sensiblement.

Joli petit lot… cost

Le suppléant a gagné en personnalité, en virilité, grâce à une calandre plus affirmée, qui s’étire jusqu’aux optiques, à une signature lumineuse qui intègre les feux de jour à LED, à une ceinture de caisse plus haute qu’avant, à un pare-brise légèrement plus incliné, à des sabots de protection avant et arrière plus massifs et plus valorisants, au traitement chrome satiné impeccable, ou encore à des protections en plastique au niveau des flancs, surmontées de petites entrées d’air. L’œil est également magnétisé par les nouvelles jantes, qui gagnent un pouce de diamètre (de 15 à 16 pouces pour la monte de série et de 16 à 17 pouces en option), et par les nouveaux feux carrés très stylisés, qui auraient mérité un panégyrique s’ils ne ressemblaient comme deux gouttes d’eau à ceux du Renegade.

Les changements sont encore plus palpables à bord. La présentation intérieure est plus valorisante. La planche de bord s’affranchit de l’influence des premières Logan et Sandero et affiche un look beaucoup plus moderne qu’avant.

Les plastiques durs sont toujours de la partie, mais la qualité perçue progresse : nouveau volant parsemé de chrome, réglable en hauteur et, c’est inédit, en profondeur, nouveaux sièges offrant un maintien optimisé, une assise plus longue et davantage de modularité (réglage en hauteur). La présence de plastiques essentiellement mats pour un meilleur rendu visuel et d’accoudoirs plus rembourrés participe aussi à la montée en gamme irrésistible du Duster.

La silhouette n’a quasiment pas bougé d’une génération à l’autre. Pourtant, aucun panneau de carrosserie n’a été conservé d’une génération à l’autre

Montée en grade

L’ergonomie n’est pas en reste, avec notamment l’écran central rehaussé de 7,5 cm, histoire que le conducteur puisse garder autant que faire se peut ses yeux rivés sur la route, mais aussi les commandes de lève-vitres, qui ont migré de la console centrale vers les portières.

Par ailleurs, l’isolation acoustique a fait l’objet d’un soin particulier. C’est peut-être même l’évolution la plus remarquable à bord. Le bloc diesel du Duster II, l’incontournable 1.5 l dCi, n’endossera plus l’habit du bourreau de vos esgourdes ! Si l’habitabilité a été plus ou moins cristallisée, le volume du coffre est en recul, passant de 475 dm3 à 445 dm3 et même à 411 dm3 pour les variantes 4×4, ce qui demeure acceptable. 

Ce petit coup de moins bien est contrebalancé par l’accès des plus aisés au coffre et par le plancher parfaitement plat qui est obtenu quand la banquette est rabattue. Dans cette configuration, le coffre cube 1 478 dm3. Le nouveau Duster hérite de diverses sophistications technologiques, parmi lesquelles des systèmes de surveillance des angles morts, d’aide au stationnement Multiview (dispositif faisant appel à quatre caméras indépendantes), de contrôle de la vitesse en descente (pour les versions dotées de la transmission intégrale), ou encore de démarrage mains libres.

En revanche, pas de révolution sous le capot. La gamme de motorisations de la génération sortante a été reconduite. Le très fiable 1.5 dCi de 85 ch ou, pour la version dotée d’une transmission intégrale, de 110 ch, reprend du service sans trop de modifications, tandis que le 1.6 l essence a eu droit à un rab de puissance. Il développe désormais 115 ch (bonus de 15 ch).

Imbattable

Les tarifs aussi ont été plus ou moins maintenus. Ils démarrent, comme avec la génération sortante, à 129 900 DH pour un 1.6 essence de finition Duster, quand la version d’appel côté diesel, le 1.5 dCi Ambiance, réclame 162 900 DH. Pas d’inflation constatée, là encore. Pour accéder à la finition Lauréate, il faut consentir 177 900 DH, soit 2 000 DH de plus qu’avant et, pour bénéficier, en outre, de l’excellente boîte à double embrayage à six rapports, c’est d’une somme de 191 900 DH qu’il faut se départir (même gap de 2 000 DH).
Enfin, le haut de gamme, doté du gros moteur, des quatre roues motrices et des équipements les plus huppés, réclame toujours 208 900 DH.   

 

 

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