Hyundai Ioniq : Figure totémique !

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L’Ioniq, modèle hybride de Hyundai qui vient de débarquer dans les concessions de Hyundai Maroc, c’est un look photogénique, une dotation en équipements pharaonique, un groupe motopropulseur tonique… De quoi faire passer les autres compactes du marché, sa rivale la plus directe, la Toyota Prius, y compris, pour des modèles anachroniques ? Eléments de réponse.

La gamme de Hyundai Maroc n’a pas réellement besoin du renfort d’un véhicule de volume. Global Engines, importateur exclusif de la marque coréenne au Maroc, a clôturé l’exercice 2017 avec plus de 11 000 véhicules vendus, ce qui représente une croissance de 5,2% par rapport aux chiffres enregistrés un an plus tôt. Ça tombe bien parce que l’Ioniq, compacte hybride qui vient d’être introduite sur notre marché, est un formidable véhicule d’image qui ne pèsera pas bien lourd dans le bilan commercial de la firme à l’issue de l’année en cours. Dans un marché encore peu sensible aux véhicules respectueux de l’environnement, il s’en vendra forcément beaucoup moins qu’une Grand i10, qu’une i30 ou qu’un des 3 SUV du clan ! Et c’est franchement dommage !

L’enthousiasme a été au rendez-vous dès les premiers tours de roues à bord de notre voiture d’essai. L’Ioniq est disponible en trois versions, à savoir une version hybride de base, la seule à être importée sur notre marché, une variante hybride rechargeable et une variante 100% électrique. La première d’entre elles est la plus facile d’exploitation, vu que ses batteries n’exigent pas d’être rechargées, le 4-cylindres 1.6 GDi essence de 105 ch et son système de freinage régénératif se chargeant de les alimenter ! Ce bloc reçoit le renfort d’un module électrique de 44 ch, ce qui porte la puissance combinée à 141 ch. Pour sa part, le couple maxi est de 265 Nm ! Les performances sont honorables, l’Ioniq affichant notamment une vitesse de pointe de 185 km/h.

Les premiers kilomètres avalés sont agréables. Ils sont parcourus à faible allure et en mode 100% électrique, le moteur thermique ne se manifestant que lorsqu’on dépasse les 50 km/h ou que les batteries sont déchargées. On apprécie particulièrement le silence de fonctionnement, l’absence de bruits aérodynamiques. Même les pneus travaillent en silence. Quand il se met en branle, le moteur dont le régime alimentaire exige des passages à la pompe ne vient pas briser cette quiétude. Sa sonorité est aussi discrète que son appétit est mesuré. Hyundai annonce une conso mixte de 3,9l/100 km.

Hormis un écran tactile un peu trop juste (5 pouces seulement), la présentation intérieure de l’Ioniq ne souffre d’aucune critique.

Bouffeuse de Prius ?

Evidemment, le système hybride n’est pas étranger à cet appétit de moineau. Mais la transmission à double embrayage à six rapports, disponible de série dès la finition d’entrée de gamme de l’Ioniq, baptisée Aera, y est aussi pour quelque chose. Diablement efficiente, dénuée d’à-coups, c’est, à notre sens, l’un des atouts principaux de la compacte coréenne hybride dans le combat qu’elle livre à sa seule véritable concurrente, l’iconique Toyota Prius, au moteur moins puissant (122 ch pour la quatrième génération, soit 14 ch de moins que la génération antérieure) et accouplé à une boîte à variation continue, bien moins efficace et véloce que la «dual clutch» coréenne.

Après un début de parcours en ville, nous voilà sur une route de campagne méchamment accidentée. L’occasion pour nous de basculer du mode de conduite Eco au mode Sport et pour l’Ioniq de faire jouer ses suspensions, en toute occasion prévenantes. Bien dessinés, les sièges en cuir à réglages électriques de notre voiture d’essai, dotée de la finition haute Volta (du nom de l’inventeur italien de la pile électrique), participent aussi au confort de roulement.

Suréquipée, l’Ioniq Volta ajoute un détecteur d’angle mort, un toit ouvrant, des feux avant Bi-xenon, ou encore des feux arrière à LED, à la longue liste d’équipements de série de la finition intermédiaire Energia : sièges avant & arrière chauffants, chargeur de smartphones par induction, écran tactile 5 pouces avec caméra de recul, feux de jour à LED, jantes aluminium 17 pouces, etc.

Ambiance high-tech

Cette dotation high-tech trouve écho au niveau de la présentation intérieure de l’Ioniq, moderne par sa sobriété et son ergonomie, par son instrumentation numérique, disponible dès la finition de base…

A l’inverse de la Prius, qui loge dans le plancher du coffre ses batteries li-ion, l’Ioniq leur a ménagé de l’espace sous la banquette, ce qui permet d’offrir un bon compromis entre habitabilité et volume de chargement. Parce qu’elle est plus longue de 8 cm (4,55 m contre 4,47 m), la Prius garde néanmoins la main en matière de contenance du coffre (455 dm3 pour la japonaise, doit 12 dm3 de plus que sa rivale coréenne).

En revanche, s’il est un domaine dans lequel l’Ioniq fait mieux que chahuter la référence des compactes hybrides, c’est celui du look extérieur. Les lignes de la Toy sont torturées, celles de la Hyundai se signalent par leur fluidité : face avant «menaçante», marquée par un petit liseré bleu courant au niveau de la partie basse du bouclier, capot plongeant, surfaces vitrées minimalistes, pavillon fuyant, poupe fastback… 

L’Ioniq de finition Aera, déjà très correctement équipée, s’affiche à un tarif de lancement de 238 500 DH (contre 265 000 DH quand cessera cette promo). Il faut actuellement 30 500 DH de plus pour s’offrir la finition Energia et encore une rallonge de 30 000 DH (soit 299 000 DH), pour accéder à notre véhicule d’essai, le haut de gamme Volta. A noter, pour finir, qu’en sa qualité de  véhicule hybride, l’Ioniq, est exempté de vignette.

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