Mercedes Classe A : A comme avant-garde !

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La quatrième génération de la Classe A est proche de celle qu’elle remplace. En apparence seulement. Car c’est essentiellement ce qui ne se voit pas du premier coup d’œil qui est concerné par les changements les plus considérables. Détails.

La troisième génération de la plus petite des Merco, présentée en 2012, avait été celle de la rupture. Née monospace en 1997, la Classe A se métamorphosait alors en une compacte bicorps à hayon à l’allure particulièrement agressive, Mercedes aspirant, à travers elle, à rajeunir son image, à s’adresser à de nouveaux prospects.

Avec cette quatrième génération au coefficient aérodynamique proverbial (Cx de 0,25), les designers ont adouci les lignes, notamment au niveau des flancs, moins torturés qu’avant, ou encore au niveau de la partie arrière, qui s’offre une chute de reins un peu moins sulfureuse.

Pour sa part, la face avant adopte la nouvelle identité visuelle de la marque, inaugurée par la CLS, présentée en décembre dernier au salon de Los Angeles : optiques effilées, calandre inversée ressemblant comme deux gouttes d’eau à celle de la grande berline Coupé du clan. L’ensemble est élégant, harmonieux.

Bâtie sur une plateforme inédite, la nouvelle Classe A est longue de 4,42 m, gagnant ainsi 13 centimètres et voyant son empattement s’allonger de 3 cm pour atteindre 2,73 m. Cette croissance se traduit, à bord, par une habitabilité et un volume de chargement qui progressent de manière assez remarquable. Le coffre, qui est l’un des points faibles de la Classe A actuelle, gagne 29 dm3. Il affiche désormais 370 dm3 et fait donc plus ou moins jeu égal avec ses rivaux les plus directs sur le segment des compactes premium (380 dm3 pour l’Audi A3 Sportback et 360 dm3 pour la BMW Série 1).

Leçon technologique

Si la présentation intérieure, cossue au possible, est un autre motif de satisfaction, il n’en demeure pas moins que c’est le contenu technologique qui force réellement l’admiration à bord. Les deux écrans juxtaposés surplombant la planche de bord, façon Classe S, incarnent à eux seuls la montée en gamme de cet habitacle.

La démonstration technologique se poursuit de plus belle avec la présence en première mondiale d’un assistant personnel nommé MBUX. Il suffit d’y aller d’un petit «Hey Mercedes» pour avoir accès à ses services. Plus qu’une simple commande vocale du système multimédia, il s’agit d’une sorte de «concierge» ou de «secrétaire», capable de répondre à vos questions, d’envoyer un message texte à un de vos contacts après que vous lui en avez intimé l’ordre et dicté le contenu, mais aussi de retenir vos préférences en matière de musique, de programmation GPS ou de configuration du véhicule !

Par ailleurs, la Classe A est la première de son segment à afficher des aptitudes à la conduite autonome, avec un système de changement de file automatisé suite à l’activation du clignotant.

Les deux écrans juxtaposés sont de 7 pouces chacun sur les finitions d’accès et de 10 pouces chacun sur les versions les plus huppées.

L’étoile et le losange

Au chapitre mécanique, la Classe A accueillera à ses débuts trois blocs sous son capot, dont un seul Diesel. Il s’agit du 1.5 l turbodiesel dont dispose l’actuelle A180 d, une motorisation d’origine Renault dont la puissance a été revue légèrement à la hausse : 116 ch, contre 109 ch précédemment, tandis que la valeur du couple maxi demeure stable (260 Nm). Elle est accouplée à une boîte à double embrayage à 7 rapports.

Renault a également fourni le plus petit des blocs essence (A200), un 1.3 l suralimenté inédit chez Stuttgart et étrenné par le Scénic. Ce bloc très technologique développe 163 ch et 250 Nm et dispose d’un système de désactivation de deux de ses quatre cylindres afin de niveler vers le bas la consommation quand la pédale de droite n’est pas trop sollicitée. A l’inverse des deux autres blocs, l’A200 peut être associée à une boîte manuelle à 6 rapports.

Enfin, l’offre mécanique est parachevée pour le moment par le bloc de la version A250, un 2 litres turbo de 224 ch et 350 Nm. Pêchu, ce bloc peut envoyer son couple aux quatre roues via la transmission 4Matic, qui a été remaniée sur cette génération.

Les amateurs de sportivité devront prendre leur mal en patience : la remplaçante de la redoutable A 45 AMG (381 ch) ne sera lancée qu’en 2019, soit plusieurs mois après les versions plus sages, qui s’offriront un premier bain de foule au salon de Genève, en mars prochain, là où devraient être révélés les tarifs de cette compacte née sous une bonne étoile.

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