BMW Série 5 : Du travail de Propulsion

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Ses lignes, savant mélange de sportivité et de prestance, comme son habitacle luxueux ou son arsenal technologique impressionnant, font la différence. Mais pas autant que ses roues arrière motrices, gages d’un plaisir de tous les instants !

La Série 5 flatte les 5 sens. Evidemment, les lignes tendues de la septième génération de cette grande routière, assez proches de celles de la génération précédente même si la face avant gagne en agressivité, caressent l’œil. Par ailleurs, la vue, mais aussi le toucher, l’odorat et l’ouïe sont successivement flattés quand on pénètre dans son habitacle : par la qualité des matériaux employés, par les effluves, discrets, mais présents, qu’exhalent le cuir et le bois précieux, par le bruit sourd incarnant la robustesse que produisent les portières quand on les claque, bruit dont il ne fait aucun doute qu’il a été savamment calibré par des acousticiens de talent…    

 

Et le goût dans tout ça, me diriez-vous ? Avant de devoir rendre les clés suite au moment délicieux passé en sa compagnie et que se manifeste immanquablement un goût d’amertume, d’inachevé, on ressent, à son volant, un goût immodéré pour l’amusement…

S’il n’y avait ses tarifs haut perchés, à savoir 500 000 DH pour l’entrée de gamme et 610 000 DH pour notre voiture d’essai, une 520d Pack M, la BMW Série 5 aurait probablement dominé les autres modèles en lice pour le titre de Voiture de l’année. Car, en plus de sa vénusté et de son opulence peu communes, c’est la seule propulsion de la «grille».

Dans son élément !

Sur circuit, cette spécificité lui permet de distiller un plaisir à nul autre pareil, fait de survirage, d’essieu arrière baladeur ! On saute d’un virage à l’autre en sollicitant la pédale de frein davantage qu’en manipulant le volant. Quant à la pédale de droite, il suffit de l’effleurer pour que s’emballe l’aiguille du compte-tours.

Evidemment, le six-en-ligne Diesel de 265 ch de la 530d ou ceux des versions essence, qui culminent à 340 ch, auraient été encore plus enthousiasmants, mais le quatre-cylindres 2.0 l suralimenté de 190 ch et 400 Nm qui officie sous le capot de la 520d fait déjà très correctement le boulot quand le but premier du conducteur n’est pas de claquer un chrono.

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