Vidéo Ferrari 250 GT Ellena :
«Hélène» et les garçons de ferme

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Dans le cadre de l’émission Barn Find Hunter, qui est diffusée sur la chaine Youtube de Hagerty, compagnie d’assurance américaine spécialisée dans les voitures de collection, une Ferrari rarissime, la 250 GT Ellena, produite à 49 exemplaires et cotée actuellement à près de 500 000 euros, a été trouvée dans une grange (barn en anglais) où elle croupissait depuis plus de quarante ans. Zoom sur cette belle histoire.    

Dans la famille Ferrari, je voudrai la branche la plus emblématique, celle des 250. De la 250 S à l’incomparable 250 GTO, en passant par les 250 M, Monza, Testa Rossa, Berlinetta SWB, GT Cabriolet Pinin Farina, GT Lusso, GTE (2+2), California Spyder LWB, ou encore les séries 250 Europa et Europa GT et 250 GT Boano/Ellena, c’est cette appellation mythique – faisant référence à la cylindrée unitaire (250 cm3) de l’iconique V12 Colombo – qui a fait de Ferrari ce qu’elle est aujourd’hui.

En effet, le clan des 250 a dominé l’univers des sportives de route et de compétition du début des années 50 au milieu de la décennie suivante. La gamme civile, «stradale», née radicale, sauvage, comme si elle était sortie tout droit des paddocks, a été progressivement embourgeoisée, lénifiée. En 1956, Maranello produit la plus calme de toutes les 250. Pininfarina est chargé de la carrosser, mais il déménage dans des locaux plus grands à la même période et la tâche est confiée à Mario Boano, cofondateur de la Carrozzeria Ghia.

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Baptisée 250 GT Boano, la voiture est produite à 75 exemplaires avant que le carrossier éponyme ne soit embauché par Fiat et qu’il ne cède son entreprise à son associé, Luciano Pollo. Le beau-fils de ce dernier, Ezio Ellena, est alors chargé d’apporter des retouches cosmétiques à la 250 Boano. C’est ainsi que 49 exemplaires de la 250 GT Ellena voient le jour !

Avec leur pavillon rehaussé et, partant, leur surface vitrée plus généreuse, les 250 Ellena donnent l’impression d’avoir des habitacles plus logeables que les autres membres de la smala et ne suscitent pas le sentiment de confinement inhérent aux berlinettes de jadis. Elles n’en étaient pas moins des GT redoutables, leur V12 3.0 l Colombo de 240 ch leur permettant d’offrir ce qui était considéré à l’époque comme étant des performances de premier ordre, notamment une vitesse de pointe de 250 km/h.

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Hibernatus…

C’est ce pan de l’histoire de la firme au Cheval cabré que vient de déterrer l’émission Barn Find Hunter, «web show» diffusé sur la chaine Youtube de Hagerty, compagnie d’assurance américaine qui a fait des voitures de collection son fonds de commerce.

Une découverte pour le moins étonnante a été faite dans le cadre de l’épisode 23 de ce programme. Une rarissime 250 GT Ellena, modèle coté actuellement à près de 500 000 euros, un trésor à quatre roues qui baignait dans son jus, a été dénichée dans la grange d’une ferme du fin fond de l’Amérique.

Enrobée d’un manteau de poussière, cette Ferrari de 1958, achetée d’une concession suisse et importée outre-Atlantique au début des seventies, semble être dans un état relativement bon, bien qu’elle n’ait jamais été restaurée. Elle est complète, en tout cas, et si le capot avant est assez vilainement attaqué par la rouille, son habitacle est manifestement assez «propre», notamment au niveau de sièges en cuir, plutôt bien conservés.