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Un mode contre la sinistralité

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La sinistralité est un sujet de grande préoccupation pour les assureurs. Les companies déploient plusieurs programmes de prévention pour lutter contre les accidents de la circulation. A cet égard, ils encouragent les bons conducteurs en leur proposant des bonus sur la prime et en lançant des actions de sensibilisation et de promotion à l’écoconduite.

Plusieurs études ont confirmé que l’écoconduite a non seulement un effet en matière de respect de l‘environnement et de limite du gaspillage de l’énergie, mais également un rôle pédagogique, qui permet de mieux responsabiliser le conducteur.

Certains pays l’ont insérée dans le permis de conduire, devenant ainsi le mode préféré pour le conducteur exemplaire.

La conduite responsable s’est imposée considérablement ces dernières années sous l’effet de la recrudescence des accidents de la circulation. Outre la lutte contre la sinsitralité, elle englobe également le respect de l’environnement.

Techniquement, l’écoconduite est un mode consistant essentiellement à éviter de faire tourner le moteur à bas régime et à maintenir une conduite souple et une vitesse stable en épargnant au maximum les accélérations et les freinages brutaux.

Intelligente, douce, maîtrisée, raisonnée… Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l’écoconduite. Cette conduite responsable s’appuie sur des principes de base simples et facilement applicables par tous les conducteurs. Il s’agit de favoriser la conduite, avec un rapport de la boîte de vitesses élevé. Il est question aussi de rétrograder le plus tardivement possible et de privilégier une accélération progressive mais avec un passage rapide des vitesses.

Au programme, figure l’anticipation des réactions des autres conducteurs, afin d’éviter les freinages brusques.

Pour bénéficier des avantages de cette conduite citoyenne, le conducteur doit appréhender la route d’une manière différente. Adopter une conduite souple et attentive constitue la pierre angulaire de l’écoconduite.

L’économie ne se manifeste pas uniquement au niveau du carburant. L’utilisation rationnelle du véhicule permet une durée de vie plus longue des consommables. La durée de vie des amortisseurs peut dépasser quatre ans, soit un kilométrage de 60.000 alors que la moyenne est de 40.000. C’est le même constat pour les pneumatiques. Une conduite sportive augmente de moitié l’usure des pneus, alors qu’un comportement responsable prolonge leur emploi.

Pour être un écoconducteur accompli, le conducteur du véhicule se doit, en plus du strict respect des règles édictées par le code de la route, d’avoir une attention particulière sur les conditions de circulation afin d’anticiper au maximum les situations à risque qui pourraient entraver son mode de conduite.

Outre son aspect écologique permettant de réduire pas moins de 10% les émissions de CO2, la conduite responsable s’avère économe en matière d’énergie. Elle permet aussi de réduire sensiblement les accidents de la circulation qui coûtent annuellement au Maroc 14 milliards de DH, soit 2% du PIB, sans compter les effets sociaux et psychologiques sur les victimes et leur entourage.

L’entretien du véhicule assure également une bonne écoconduite : une pompe à injection ou des bougies d’allumage défectueuses augmentent la consommation et les émissions de CO2. Il en est de même pour les pneus usés ou mal gonflés et aussi pour les amortisseurs. Le respect des délais des équipements consommables est préconisé (huile moteur, filtre à air, etc.).

Il est recommandé de ne pas utiliser certains équipements énergivores quand cela n’est pas nécessaire, comme le climatiseur ou les phares antibrouillards, les feux de route en ville ou les phares en campagne.

La charge notamment le surpoids et la vitesse s’accompagnent toujours d’une surconsommation. Il est donc conseillé d’éviter les charges inutiles et les accélérations excessives, car 10 km/h de moins permet d’économiser jusqu’à 1 l de carburant par 100 km. Pour les arrêts dépassant une minute, il faut arrêter le moteur. La plupart des nouveaux véhicules sont équipés d’un ordinateur de bord et d’un GPS. Le premier indique la consommation moyenne ou instantanée, qui permet à l’automobiliste de lâcher l’accélérateur quand cela est nécessaire. Le second assure une meilleure navigation en évitant les longs parcours ou en indiquant les itinéraires les plus fluides. Pour encourager les bons conduteurs et sanctionner les mauvais, les assureurs ont créé un système dit bonus-malus. Il est appliqué à une cotisation de référence majorée des éventuelles surprimes. Un conducteur qui n’a jamais été assuré, débute avec un coefficient de 1. Par la suite, la prime augmente s’il est responsable d’accidents ou diminue dans le cas contraire.

Ces coefficients de bonus-malus sont naturellement rattachés à l’assuré et non pas au véhicule et sont donc transférables en cas de changement de voiture ou d’assureur.

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