Poids lourds :
Retour du programme de prime à la casse

0
260

La prime à la casse au profit des véhicules de transport routier de marchandises n’a pas donné les effets escomptés. Elle est en panne depuis plus d’une année et demie. La tutelle promet un nouveau programme plus attractif qui peut être réalisé en concertation avec les professionnels du secteur.

Le parc des véhicules de transport de marchandises a atteint un niveau d’âge inquiétant. Pas moins de 16 000 engins ont dépassé 40 ans et 65 000 ont plus de 20 ans. Le programme de renouvellement de la flotte lancé par le gouvernement, il y a quelques années, n’a pas séduit les professionnels. Seuls 1 659 véhicules ont été réformés pour un montant de 255 MDH. En réponse à une question orale à ce sujet à la Chambre des conseillers, Abdelkader Amara, ministre du l’Equipement, du Transport et de la logistique, a assuré qu’un nouveau programme sera lancé à partir de l’année prochaine.

Pour les professionnels, «toute initiative prise sans leurs concertations est vouée à l’échec». «L’offre telle qu’elle existe par le passé n’est pas attractive, elle doit être réaliste et réalisable. Les conditions d’octroi de la prime à la casse sont dissuasives et rares sont les acteurs qui peuvent les respecter. Le montant de la prime doit être revu à la hausse et la procédure administrative simplifiée. Aussi, il faut un traitement fiscal de l’opération avantageux et trouver un mécanisme pour que les banques adhèrent à ce programme et puissent financer les véhicules», explique-t-on auprès de la Fédération nationale de transport (FNTR).

Il est à rappeler que la FNTR a proposé des formules de package, qui englobent à la fois la subvention, le véhicule et le financement sans compter les autres mesures d’accompagnement notamment sur le volet fiscal et administratif.

Reste à signaler que le secteur est impacté par plusieurs handicaps, dont la structure des entreprises, lesquelles pour la grande majorité, ne possèdent qu’un à deux véhicules.