Observatoire Wafasalaf :
Les ménages marocains et l’automobile

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Créé en 2016 dans le dessein de contribuer à la compréhension des habitudes de consommation des ménages marocains, l’Observatoire Wafasalaf vient de rendre publics les résultats de sa dernière étude, qui passe au crible fin la relation entre lesdits ménages et la voiture (neuve).  

Lors d’un événement organisé dans le cadre d’Auto Expo et marqué par la présence de plusieurs importateurs de véhicules neufs et de quelques patrons de startups œuvrant dans le domaine de l’autopartage et dans celui des mobilités renouvelables, Laila Mamou, présidente du directoire de Wafasalaf, a levé le voile sur les conclusions qu’a fait ressortir la dernière enquête en date menée par l’Observatoire Wafasalaf. Une enquête conduite en collaboration avec le spécialiste marocain des études de marché LMS-CSA et celui des «Trend Reports», TrendWatching, mais aussi avec la contribution d’un comité scientifique.

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«C’est dans une logique de partage. Pas de business derrière !», tient à faire noter notre hôte. Ayant pour objectif de mesurer les quatre indicateurs clés que sont le pouvoir d’achat, l’évolution des dépenses, l’équipement des foyers et les intentions d’achat, bref, d’étudier le comportement des ménages en matière de consommation, de cerner leurs perceptions et leurs motivations, cet outil est une mine d’informations. D’abord pour Wafasalaf, pour qui l’automobile représente un secteur de première importance : «Nous sommes leader du secteur et ce genre d’étude nous permet de bien connaître les tendances du marché», indique la big boss de Wafasalaf.

Basée sur une méthodologie rigoureuse, soumise, lors d’entretiens en face à face, à un panel de 812 répondants âgés de 21 à 65 ans, issus de milieux urbains et périurbains, représentant les différentes catégories socioprofessionnelles et ayant acheté un véhicule neuf ou d’occasion au cours des 12 derniers mois ou projetant de le faire dans les 12 prochains mois, l’enquête de l’Observatoire Wafasalaf dédiée à l’automobile explore trois thèmes majeurs, trois thèmes qui font l’actualité : acheter ou louer, les véhicules écolos et l’univers du premium et du luxe.

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Dans un contexte ne prêtant pas vraiment à l’optimisme (l’enquête révèle une diminution de près d’un point du pouvoir d’achat dans les perceptions des ménages), l’automobile arrive en troisième position après le téléviseur et le mobilier pour salon pour ce qui est des intentions d’achat des ménages. En effet, 11% des répondants envisagent d’acheter un véhicule au cours des 12 prochains mois. 58% d’entre eux sont des primo-accédants, disent vouloir franchir le pas pour la première fois, quand 29% aspirent à renouveler leur véhicule. Parmi ces acheteurs potentiels, 52% expliquent viser un véhicule neuf.

Ce baromètre des habitudes de consommation des ménages indique une kyrielle d’autres données aussi intéressantes les unes que les autres. En matière de financement, 12% envisagent le recours à un crédit pour couvrir l’intégralité de l’acte d’achat, quand 55% envisagent de le financer partiellement à crédit (ils optent le plus souvent pour un financement à 50/50) et que 33% disent projeter de recourir à un financement en fonds propres.

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La mensualité moyenne que se disent capables de rembourser les sondés qui envisagent d’acheter et de faire financer une voiture neuve par des organismes de crédit s’élève à 1 900 DH et à 1 214 DH pour un véhicule d’occasion, tandis que le budget moyen que les répondants disent être en mesure de consentir pour l’achat d’un véhicule neuf s’élève à 152 899 DH. Il est de 65 276 DH en ce qui concerne le véhicule d’occasion.

Quid de l’attrait que représente la location longue durée (LLD) ? Un tiers des sondés la trouve très intéressante et 30% sont à peine moins enthousiastes.

Abordons à présent, pour clore le premier volet, qui se trouve être le plus riche en enseignements, les critères d’achat. 54% de l’échantillon dit être influencé par la marque du véhicule, quand 13% accorde principalement de l’intérêt aux tarifs auxquels s’affichent les voitures.

Le véhicule hybride a encore pas mal de chemin à parcourir avant de s’imposer sur notre marché. Seuls 220 des répondants, soit près du quart de l’échantillon, disent connaître cette technologie. 36% d’entre eux déclarent être fortement tentés par les véhicules de ce type, tandis que 48% formulent un intérêt un peu plus mesuré à leur endroit.

Enfin, en ce qui concerne le monde du premium et du luxe, l’Observatoire Wafasalaf révèle que les véhicules appartenant à ces catégories élitistes représentent 7% du volume des ventes de véhicules neufs.