Lexus LS 500h :
Irrésistible !

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La LS 500h conjugue à merveille le gabarit et la prestance d'une limousine aux gimmicks agressifs de Lexus : calandre guerrière, arêtes vives...

Le Japon a su préserver ses nombreuses traditions ancestrales tout en se hissant à l’avant-garde en matière de technologie. La limousine de Lexus, la LS 500h, est l’incarnation à quatre roues de cet harmonieux, de cet irrésistible brassage.

La première Lexus, la LS de 1989, faisait déjà quasiment jeu égal avec les limousines allemandes en termes de faste, de finition intérieure, de qualité de fabrication, de fiabilité… Mais elle ne pouvait rivaliser en matière d’aura et de style. Ses lignes trahissaient par trop l’influence de celle que d’aucuns considèrent comme étant la «limousine alpha», la Mercedes Classe S.

Mais c’est de l’histoire ancienne, tout ça : quatre générations plus tard, c’est au tour des ténors européens d’être largués d’un point de vue stylistique. Rarement limousine aura été aussi agressive et audacieuse que ce cinquième opus du navire amiral de Lexus, apparu en 2017.

La LS 500h est évidemment statutaire. Mais c’est d’abord sa sportivité qui saute aux yeux. Malgré son gabarit impressionnant (5,23 m de long et 1,90 m de large) et son extrême raffinement, ses lignes tendues et sa calandre monumentale qui amalgame deux trapèzes, qui présente jusqu’à 7 000 facettes selon la version (elle a été dessinée sur un logiciel et a nécessité jusqu’à 5 mois de mise au point) et qui semble vouloir dévorer le bitume lui confèrent un côté «bad boy» aussi détonnant que bienvenu dans une niche où les designers n’ont pas l’habitude de se lâcher.

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Contraste saisissant

Ce dédoublement de personnalité, cette dichotomie, est encore plus palpable à bord ! Mais c’est alors le grand écart entre traditions nipponnes immémoriales et modernité furieuse qui laisse sans voix !

Le contraste est saisissant entre, d’un côté, la débauche de technologie, matérialisée par la présence d’un écran pour l’instrumentation et d’un autre pour l’infodivertissement, ou encore par l’installation audio Mark Levinson et ses 16 haut-parleurs, et, d’un autre côté, les très sympathiques clins d’œil à l’artisanat nippon : contre-portes travaillées en Alcantara plié à la main façon origami (célèbres figurines en papier fort appréciées au pays du soleil levant) et rehaussées, du reste, par la présence de verre Kiriko (verre de cristal) ouvragé en facettes… A l’instar d’une Rolls ou d’une Bentley, mais à l’inverse des cousines allemandes de ces dernières, ou de la Mercedes Classe S, plus «universelles» cette Lexus est un concentré du meilleur de l’artisanat de son pays.

La LS 500h pratique l’art ancestral de l’«Omotenashi», qui est traduit de manière sinon erronée, du moins incomplète, par «hospitalité japonaise», ou encore par «service à la japonaise». En fait, ce concept est beaucoup plus complexe. «Cela consiste à traiter chaque client comme un invité de marque que l’on recevrait dans sa maison», explique Salma Moukbil, DG de Toyota du Maroc.

Cet empressement et cette révérence se manifestent dès lors que vous délourdez la porte de la limousine. La suspension pneumatique du véhicule, disponible de série sur les trois finitions commercialisées sur notre marché, est sollicitée pour le faire remonter de 40 mm  lorsque vous grimpez à bord et le fait redescendre à sa hauteur initiale 4 secondes après le démarrage.

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Mille et une attentions

Les 4 sièges individuels de la LS 500h se plient en quatre pour faire vivre une expérience hors du commun à leurs occupants. Celui qui est dévolu au conducteur, comme celui du passager arrière droit, font passer ceux d’une Rolls pour de vulgaires strapontins incommodants.

Le premier dispose de 28 positions de réglages, d’une fonction massage Shiatsu, de même qu’il recule automatiquement et dégonfle son soutien latéral afin de faciliter la sortie du conducteur, tandis que le second est un «transformiste» : grâce à son dossier inclinable sur 48°, au déploiement d’une ottomane et au «sacrifice» du siège lui faisant face, il se métamorphose en une semi-couchette.

Autre manifestation du sens de l’accueil poussé à son paroxysme de cette japonaise, bien plus bienveillante que la plus bienveillante des geishas : son système de climatisation. Baptisé «Climate Concierge», il surveille les variations de la température corporelle sur seize points du corps (en fonction de l’exposition du véhicule au soleil, par exemple), permet l’hydratation de la peau et des cheveux…

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L’attention portée à l’insonorisation force aussi le respect. Des contre-fréquences sont envoyées par les 16 HP pour neutraliser les bruits parasites. Dans le même ordre d’idées, les bruits de roulements sont contrebalancés par la présence de jantes à section creuse qui embarquent un résonateur ayant pour mission de réduire les décibels à leur portion congrue.

Investir autant d’énergie dans la satisfaction du client force le respect ! L’implication personnelle du grand manitou de Toyota, Akio Toyoda, qui a pris part activement à la mise au point de cette LS 500h également !

Cela dit, la LS 500h n’est pas qu’un salon roulant : répartition des masses quasi parfaite (51/49%), suspension pneumatique, cavalerie intéressante sous le capot… Voilà une limousine qui incite à se passer de chauffeur, même si on a affaire à un sumo plutôt qu’à une ballerine.

La version de base, celle qui dispose de deux roues motrices (Luxury 2WD), affiche près de 2,3 tonnes sur la balance. Et c’est une surcharge pondérale de près d’un quintal qu’affichent, pour leur part, les versions à transmission intégrale (Executive 4WD et Executive Kiriko 4WD). L’opulence a un prix…

L'hospitalité est portée au rang d'art à bord. Et la qualité de fabrication, comme le soin apporté aux détails, forcent le respect !
L’hospitalité est portée au rang d’art à bord. Et la qualité de fabrication, comme le soin apporté aux détails, forcent le respect !

 

A toute (hy)bride !

Mais qu’à cela ne tienne ! Les systèmes d’aides à la conduite et l’attelage hybride qu’embarque la LS 500h sont suffisamment sophistiqués pour lui permettre de se jouer autant que faire se peut des lois de la physique. Le V6 3.5 l essence atmosphérique délivre 295 ch et reçoit le renfort de deux blocs électriques faisant office de générateurs et qui sont alimentés par une batterie lithium-ion particulièrement compacte, avec, à la clé, une puissance et un couple combinés de 359 ch et de 500 Nm.

La LS 500h à transmission intégrale est bridée électroniquement à 250 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 5,5 s. La consommation mixte normalisée dont elle est créditée est largement plus impressionnante : 7,1 l/100 km.

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Et pour cause : le dispositif hybride est idéalement servi par une boîte à quatre rapports (ne criez pas au scandale, ce n’est pas une boîte auto des années 70 !), elle-même assistée par une transmission électrique à variation continue qui a pour mission de multiplier par trois les trois premiers rapports de la boîte précitée. Cela donne donc 9 rapports, auxquels s’ajoute le quatrième et dernier rapport de la boîte principale.

C’est une galère sans nom d’essayer d’expliquer le principe de fonctionnement de cette double transmission. Alors, imaginez la prise de tête qu’a dû être sa conception…

Démarrant à 1 310 000 DH, la LS 500h grimpe à 1 580 000 DH dans sa finition intermédiaire et exige encore un sacrifice supplémentaire de 100 000 DH en contrepartie de la finition la plus huppée. Des tarifs salés, mais néanmoins concurrentiels, cette Lexus n’étant pas éligible à la taxe de luxe et à la vignette en sa qualité de véhicule hybride.

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