Lamborghini Aventador S :
Evolution de l’espèce

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Look d’enfer et silhouette surprenante, la Lamborghini Aventador S saisit son observateur dès le premier regard pour ne plus le lâcher. Avec cette supercar, nous entrons dans un autre monde, celui de la mécanique de précision et de la haute technologie. Et dans ce domaine, elle offre le top : roues arrière directrices, une nouvelle suspension et un V12 atmosphérique de 740 ch. Ça déménage !

On ne peut parler de la marque Lamborghini sans évoquer le rituel, selon lequel tous les modèles-maison doivent porter le nom de baptême d’un célèbre taureau de combat ; l’Aventador n’échappe pas à la règle en rendant hommage à un brave taureau de la Féria de Saragosse (Espagne). C’est peu dire que, d’entrée de jeu, la supercar de Sant’Agata Bolonesse tient à indiquer sa forte volonté de combativité, et elle le fait savoir de très belle manière !

Sortie en 2011, l’Aventador laisse place à la version restylée, désignée par la lettre « S ». Cette lettre, pleine de significations, annonce un paquet d’évolutions d’ordres esthétiques et techniques. A commencer par une ligne à couper le souffle, un V12 qui gagne 40 ch, pour afficher la puissance faramineuse de 740 ch, ou encore une base roulante dont les 4 roues-motrices deviennent désormais directrices… De quoi tailler des croupières, même aux Ferrari les plus radicales. A titre indicatif, bien qu’en termes de puissance l’Aventador S cède 40 ch à la Ferrari F12 tdf (780 ch), elle parvient tout de même à faire jeu égal sur le plan des performances, avec un 0 à 100 expédié en 2,9 s… Premier frisson ! Mais avant de parler des performances, faisons un tour de la bête.

La face avant joue à fond la carte de l’agressivité avec un museau extra-plat, et un capot moteur aux lignes tendues,
La face avant joue à fond la carte de l’agressivité avec un museau extra-plat, et un capot moteur aux lignes tendues,

 

Ligne féerique

L’Aventador, première du nom, dispose déjà d’un look d’enfer, mais la version «S» franchit encore un cap dans la démesure : calandre béante, jantes de 20’’, énorme diffuseur à l’arrière et 3 sorties d’échappement. Peut-on vraiment faire plus agressif ? Ajoutez à cela un aileron à forte envergure, et, esthétiquement, on obtient une super-sportive prête à dévorer le bitume.

Si la face avant joue à fond la carte de l’agressivité avec un museau extra-plat, et un capot moteur aux lignes tendues, le bouclier arrière, lui, intègre un gros diffuseur avec 3 sorties d’échappement au design hexagonal. Pour le reste, l’aérodynamique de l’engin a été si bien retravaillé que le train avant réclame désormais un appui accru de 130%, tandis que la charge sur l’essieu arrière progresse de 50%, grâce à un aileron réglable sur 3 positions.

Lamborghini inter

Ambiance star trek

Que dire de l’intérieur : tout respire la sportivité depuis le volant 3 branches, jusqu’au gigantesque compte-tours, en passant par les sièges baquet. Comme sur l’actuel modèle, la console centrale délimite longitudinalement le cockpit, regroupant ainsi l’ensemble des boutons dédiés à la gestion de l’engin. Mais le plus intéressant parmi tous, c’est le bouton situé au centre, sous la petite trappe rouge. Une simple pression dessus et les 740 ch du V12 s’ébrouent dans un vrombissement qui vous prend aux tripes.

Pas de miracle côté habitabilité : si le conducteur et son passager sont parfaitement installés et maintenus dans leurs sièges baquet, les places arrière sont tout simplement inexistantes. A défaut d’être une voiture utilisable au quotidien, cette Lambo est un formidable instrument de compétition.

Lamborghini 3

Quadrupède agile

Fidèle à sa réputation de super-sportive intraitable, l’Aventador S ne fait pas dans la demi-mesure au niveau mécanique. Le taureau le plus terrible de Sant’Agata s’offre un système de roues arrière directrices. Une première pour une Lamborghini de série, exceptée la Centenario lancée en 2016 et produite à seulement 40 exemplaires.

Techniquement parlant, la gestion de la direction des roues s’effectue désormais à partir d’un nouveau cerveau électronique, baptisé Lamborghini Dinamica Veicolo Attiva (LDVA). Ce dispositif est censé améliorer considérablement la tenue de route de l’engin, en particulier les entrées et sorties en courbe, ce qui procurerait un indéniable supplément de dynamisme et davantage de plaisir au volant, grâce à une agilité décuplée dans les virages.

L’Aventador, première du nom, dispose déjà d’un look d’enfer, mais la version «S» franchit encore un cap dans la démesure : pneus taille basse, jantes de 20’’, énorme diffuseur à l’arrière et 3 sorties d’échappement.
L’Aventador, première du nom, dispose déjà d’un look d’enfer, mais la version «S» franchit encore un cap dans la démesure : pneus taille basse, jantes de 20’’, énorme diffuseur à l’arrière et 3 sorties d’échappement.

 

Au-dessus de la mêlée

Comme de coutume chez Lamborghini, le plus intéressant se cache toujours sous la lucarne arrière : le V12 de 6,5 l de cylindrée voit sa puissance passer de 700 à 740 ch. Un tel surcroit de puissance consiste à compenser le poids du système quatre-roues directrices et décupler ses performances. Quitte à nous redire, l’Aventador S est la plus radicale de la smala en expédiant le 0 à 100 km/h en à peine 2,9 s, pour une vitesse de pointe bridée à 350 km/h. L’Aventador, millésime 2017, hérite également de la boîte robotisée à 7 rapports, toujours prompte à encaisser sans broncher le couple maximal qui culmine à 690 Nm. Enfin, pour gérer toute cette débauche de puissance, un nouveau mode de conduite a été ajouté aux 3 existants (Strada, Sport et Corsa). Il s’agit du mode «Ego» qui permet de personnaliser les réglages de la transmission, du moteur ou de la suspension.

Il y a encore tant à dire sur la Lamborghini Aventador qu’on ne sait plus par quoi commencer : son agilité exceptionnelle, son aileron arrière qui se dresse pour faire office d’aérofrein, son système de désactivation des cylindres afin d’économiser du carburant, son châssis monocoque en carbone… Elle n’est pas sans défaut bien sûr : son coffre ne cube que 140 dm3, sa consommation mixte tourne autour de 17 l/100 km, sur le papier, ou encore son tarif stratosphérique. Mais, parler de prix pour une telle GT ne serait-il pas accessoire, tant le plaisir qu’elle procure est extrêmement intense ? En tout cas, pour info, l’Aventador S se négocie à partir de 3 millions de dirhams. Une bagatelle, comparée à tout ce qu’offre cet engin, diront ses «richissimes» futurs propriétaires.