Hyundai Tucson :
«Corée» sur tranche !

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La version restylée de la troisième génération du Tucson débarque sur notre marché moins de deux ans et demi après que cette dernière y a effectué son entrée. Il n’y avait pourtant pas le feu au lac, au vu des performances commerciales tout à fait honorables du SUV coréen, au Maroc comme ailleurs.

Avant l’heure, ce n’est pas l’heure et après l’heure, ce n’est plus l’heure. Que ne nous       a-t-on rebattu les oreilles avec cette maxime. Le restylage précoce du Tucson la fait mentir : il arrive à point nommé !

Si les lourdes interventions mécaniques opérées par Hyundai lors de ce restylage devraient permettre de passer entre les gouttes des nouvelles normes antipollution européennes (Euro6c), entrées en vigueur ce 1er septembre, les attentes (et les normes) sont différentes au Maroc.

Sur notre marché – comme en Europe d’ailleurs -, Le Tucson est le best-seller de Hyundai. Cela dit, tout peut aller très vite au sein du segment des SUV. La concurrence y est chaque jour (ou presque) un peu plus redoutable et y tenir au top durant toute une carrière est donc devenu une gageure. Même pour un SUV bien né comme le Tucson !

En 2017, le petit frère du Santa Fe a été le troisième SUV le plus vendu sur notre marché, après Sa Majesté Duster et le Qashqai. Cependant, sur les huit premiers mois de l’année, il a été poussé hors du podium par le Tiguan, décidément très en forme puisqu’il prive aussi le Qashqai de son statut de dauphin.

RedéCorée…

Pour ne pas perdre le contact avec le groupe de tête, les nouveaux atours du Tucson et les mises à jour technologique et mécanique auxquelles il a eu droit ne seront pas de trop !

Plus agréable à contempler, mais aussi plus féroce, la nouvelle face avant adopte les derniers codes cosmétiques de la marque : les optiques avant et arrière, ou encore les boucliers, ont subi des modifications assez remarquables. Du reste, la grille de calandre gagne une barrette horizontale chromée supplémentaire, tandis que c’est d’une barrette de LED verticale qu’ont hérité les feux de jour. La poupe n’est pas en reste : feux affinés, sabot de protection remanié, réflecteurs placés plus en hauteur et désormais en deux parties (sur le bouclier et le hayon)…

La volonté de faire ressembler l’intérieur du Tucson à celui de l’i30 est manifeste. Comme sur la compacte, l’écran tactile de 8 pouces, disponible dès la version de base, est désormais implanté en surplomb des aérateurs. En contrebas, une recharge par induction fait son apparition. Déjà fort bien pourvu à ses débuts, notamment en matière de connectivité, le Tucson a plus que jamais le cœur sur la main ! Le système multimédia donne accès à un GPS avec cartographie Maroc fournie par MAGNAV, à une caméra de recul, à une connexion Internet via Wi-Fi et/ou clé 3G…

Côté sécurité, des équipements comme le régulateur de vitesse adaptatif, le système de freinage d’urgence automatique, celui d’aide au maintien dans la voie et celui de reconnaissance des panneaux de signalisation, veillent au grain.

Si les «metteurs au point châssis» n’ont pas chômé eux non plus, ce sont les motorisations qui ont «consommé» le plus d’huile de coude au cours de ce restylage.

Les nouveautés sont légion sous le capot. Le 1.7 l CRDi, qui donnait le choix entre deux niveaux de puissance (115 ch et 141 ch), a été remplacé par un 1.6 l plus moderne, décliné à son tour en deux niveaux de puissance.

Mécanique édulCorée ?

Le moins costaud des deux développe également 115 ch et n’est couplé qu’à une boîte mécanique à 6 rapports. L’autre bloc ne «fréquente», pour sa part, qu’une boîte à double embrayage à 7 rapports. Il présente un déficit de 5 ch par rapport au moteur qu’il remplace, mais il en faut plus pour crier au scandale, vu que les performances reculent à peine (180 km/h en pointe, soit 5 unités de moins que la v-max du Tucson 1.7 CRDi 141).

Enfin, le Tucson d’avant-restylage le plus vigoureux (185 ch) et le plus luxueux, le 2.0 CRDi BVA Ultimate, disparaît des concessions locales de Hyundai. En Europe, ce bloc a reçu une micro-hybridation. Une batterie de 0,44 kWh alimente le réseau de bord 48V et un alterno-démarreur afin de faire gagner le 4-cylindres turbodiesel en sobriété.

Désormais, seules trois finitions garnissent le catalogue, marquant la fin des «extrêmes» (Attractive et Ultimate) : Intuitive, Emotive et Sensitive. La grille tarifaire du Tucson démarre à 293 000 DH. C’est 33 000 DH de moins que le prix demandé en contrepartie de la finition intermédiaire, quand le haut de gamme réclame une autre rallonge de             32 000 DH. Des tarifs qui peuvent paraître haut perchés. A la lueur de tout ce qu’a à offrir ce Tucson,  il n’en est rien !