Fisker EMotion :
Watt The F*** (WTF) !!!

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Moribond en 2013, passé sous pavillon chinois et rebaptisé Karma, Fisker s’est apparemment rebiffé. Le constructeur américain, fondé par le talentueux designer danois Henrik Fisker, présente en ce début d’année, au CES de Las Vegas, la Fisker EMotion, berline électrique au look extravagant et à la technologie très affûtée. 

Après avoir produit, en 2008, le premier véhicule hybride rechargeable au monde, une berline de luxe répondant au doux nom de Karma, le designer danois Henrik Fisker, qui s’était fait un nom préalablement en dessinant quelques chefs-d’œuvre à quatre roues, à savoir la BMW Z8 et les Aston Martin DB9 et Vantage, a dû faire face à un… «bad karma».

La firme qui porte son nom a traversé des moments difficiles. Elle a été placée en liquidation judiciaire en 2013, avant d’être cédée au groupe chinois Wanxiang. Et Fisker a même dû démissionner de son poste de PDG, tandis que son ex-boîte a été rebaptisée… Karma. Cela dit, en plus d’être fichtrement talentueux, le bonhomme est têtu ! Il a su récupérer les rênes de l’entreprise qu’il a fondée, a convaincu les actionnaires de reprendre l’appellation originelle et revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec la Fisker EMotion, berline électrique qui figure parmi les sensations du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, salon qui se tient présentement (du 7 au 12 janvier).

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Avec l’EMotion, Fisker entend défier la redoutable Model S de Tesla ! Avant sa première mondiale, prévue ce 9 janvier, Henrik Fisker a publié quelques clichés de la «bombasse» sur son compte Twitter. On y découvre une grande berline sportive, au look sans concession et aux (quatre) portes papillon et antagonistes, les charnières des portes arrière étant disposées au niveau du montant C. On a rarement vu cinématique aussi élaborée… A noter que la signature lumineuse des feux arrière est très proche de celle de la nouvelle Aston Martin Vantage.

L’intérieur, qui se laisse seulement entrevoir, semble néanmoins être particulièrement cossu. Les sièges de cette stricte quatre places sont sculpturaux et ceux à l’arrière sont séparés par une «arche» traversant l’habitacle de part en part, tandis que la partie haute de la console centrale est flottante (façon Porsche 918 Spyder).

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Arguments (et batteries) solides !

Cette Fisker du renouveau n’a pas encore révélé tous ses secrets, mais ce que l’on sait de sa fiche technique est au moins aussi enthousiasmant que sa dégaine. Munie de batteries à électrolyte solide, technique permettant d’accroître l’autonomie et de réduire le temps de charge, elle revendique une autonomie de 640 kilomètres et un chargement des accus équivalent à 200 km d’autonomie en 9 petites minutes (613 km pour la Tesla S 100D, qui exige un temps de recharge autrement plus long). Créditée d’une vitesse de pointe de 260 km/h (V-max limitée à 250 km/h pour la Tesla), cette berline hautes performances embarque, par ailleurs, un arsenal technologique autorisant une conduite semi-autonome.

Facturée à un peu plus de 100 000 euros aux Etats-Unis, cette berline électrique ne sera pas disponible avant 2019, même si les commandes sont ouvertes depuis juin dernier. Décidément, Tesla a été également pris comme modèle au plan commercial.