Dacia Duster :
SUV jupitérien

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Le plus beau compliment qu’on puisse adresser à la deuxième génération du Duster, c’est que si ses tarifs «discount» figurent toujours, tradition oblige, parmi ses arguments massues, d’autres vertus viennent en premier lieu à l’esprit, désormais !

Après des débuts canons dans le cadre du salon Auto Expo, en avril dernier, la hype «Deux-ster» n’est pas retombée, semble-t-il ! Pas moins de 5 583 Duster (première et deuxième génération réunies) ont été écoulés lors des huit premiers mois de 2018. A comparer aux 6 291 unités commercialisées en 2017, sur une année pleine donc, ce qui faisait déjà du SUV franco-roumain le best-seller sur le segment des SUV. La barre des      8 000 Duster vendus (voire celle des 9 000) pourrait être franchie cette année.

Evidemment, les prix du Duster II, «stabilisés» par rapport à ceux de la génération suppléée et, par conséquent, proprement imbattables, ne sont pas étrangers à ce bel état de forme. Dans un «marché de prix» comme le nôtre, pouvoir accéder à un SUV aux prestations honorables, à un tarif défiant toute concurrence, même celle provenant des citadines des marques généralistes, a été perçu, très vite, comme une véritable aubaine.

Cela dit, avec le nouvel opus, les perceptions évoluent. L’argument du prix parle toujours autant aux automobilistes. Mais le «Deux-ster» avance tellement d’autres qualités que ses tarifs n’apparaissent plus désormais que comme la cerise sur le gâteau. Et, forcément, la part du gâteau qu’il lorgne est plus généreuse, au sein de sa famille comme face à ses concurrents.

Confort, mais fort…

L’évolution est perceptible au plan technique, même si le Duster est toujours bâti sur la même plateforme. Le bloc avant, composé du berceau, du tablier et des longerons, a été rigidifié, ce qui devrait faire un bien fou à la tenue de route. C’est, toutefois, en termes de confort et d’art de vivre que la nouvelle génération marque les esprits. Dacia a eu la main lourde sur l’isolant phonique ! L’inconfort sonore et les vibrations étaient les points noirs de la génération antérieure. C’est de l’histoire ancienne, désormais !

A bord du nouveau Duster, le silence est d’or, dorénavant. Mais, avant même de mettre en branle le moteur et de rouler, c’est la «beauté intérieure» qui interpelle. Elle progresse de manière notable. La présentation intérieure, plus valorisante et plus moderne, n’a guère plus rien à voir avec celle des premières Logan et Sandero.

Les plastiques durs ont la peau dure, mais ils sont désormais essentiellement mats. Cela participe à la montée en gamme du «Deux-ster», au même titre que les nouveaux sièges, qui offrent un confort plus ouaté (mousse plus dense et assise plus longue), un maintien optimisé et davantage de modularité (réglage en hauteur), ou que l’écran central tactile de
7 pouces, rehaussé de quelques centimètres pour éviter au conducteur de quitter la route des yeux. Une interface à la hauteur des prestations du nouveau système multimédia du Duster, évolution du Media Nav Evolution. La connectivité du véhicule effectue un bond en avant remarquable, s’enrichissant notamment de l’audiostreaming, et même d’une caméra Multiview (en option).

Plus sexy

On en arrive enfin à l’argument numéro un du Duster, son look, qui gagne en sex-appeal et en prestance, à la faveur de l’adoption d’une calandre plus affirmée, qui s’acoquine avec les optiques dorénavant, d’une nouvelle signature lumineuse, d’un pare-brise fortement incliné, d’une ceinture de caisse plus haute, de sabots de protection avant et arrière plus gratifiants, de feux arrière du plus bel effet, ou encore de jantes au diamètre majoré.

Pour le reste, on évolue en terrain connu : l’habitabilité a été plus ou moins cristallisée, tandis que la gamme de motorisations de la génération sortante a été reconduite.

Le très fiable 1.5 dCi développe au  choix 85 ch et 110 ch. Seule la version la plus puissante bénéficie de l’excellente boîte à double embrayage à 6 rapports et de la transmission intégrale, sans toutefois les cumuler (deux versions distinctes). Pour sa part, le 1.6 l essence a eu droit à un bonus de 15 ch. Il chapeaute dorénavant la gamme du haut de ses 115 ch.

Quant aux prix, comptez, au pire, 2 000 DH d’inflation. Dans les autres cas, la balance est équilibrée par rapport à la génération originelle. Au vu des progrès manifestes de cette génération, la concurrence est dans la panade !