Couverture à l’étranger :
Les points à retenir

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De nombreux citoyens optent pour l’Europe pour passer leurs vacances. La plupart d’entre eux utilisent leur voiture comme moyen de locomotion. Leur séjour nécessite des précautions à prendre comme la souscription d’une assurance voyage et une carte verte pour la garantie automobile.

La saison estivale est la période de voyage par excellence. Outre les citoyens qui décident de passer leurs vacances au Maroc, plus de 100.000 parmi eux optent pour l’étranger, dont environ 80%, notamment les familles, choisissent l’automobile comme moyen de locomotion à cause de son côté pratique et son coût compétitif. Ce genre de déplacement nécessite certaines exigences et précautions pour le réussir notamment la souscription d’une assurance voyage et de la carte verte.

Toute demandeur d’un visa pour l’Europe doit obligatoirement fournir certains documents notamment une assurance voyage. La personne concernée est appelée à fréquenter de nouveaux espaces qui ne lui sont pas familiers. Elle encourt des risques qui nécessitent une couverture pour se prémunir contre une maladie (soins et hospitalisation), un accident de la circulation entraînant des dégâts humains, ou bien vol, perte, destruction des bagages et des biens personnels…

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A cet effet, l’assurance automobile internationale permet de se prémunir contre les différents risques et avoir les garanties nécessaires, dont la responsabilité civile.

Elle est obligatoire sans quoi le conducteur est passible de lourdes sanctions. En cas de sinistre, des peines d’emprisonnement sont prononcées. En général, toutes les compagnies d’assurances marocaines et leurs agents proposent des produits dédiés.

En plus de l’assurance voyage, les automobilistes marocains doivent obligatoirement se munir d’une «carte verte». Cette garantie, qui est valable dans plusieurs pays notamment européens, mentionne les Etats concernés ainsi que la validité. Ce document est exigé aux demandeurs de visas Schengen qui optent pour la voiture comme moyen de transport. Si le nom de l’Etat dans lequel l’automobiliste a l’intention de s’y rendre ne figure pas sur la carte verte, il lui faudra souscrire une assurance auto dès son entrée dans ce territoire.

Le voyageur doit s’assurer de la validité de son attestation d’assurance non seulement dans le pays de destination mais aussi dans les pays traversés. Il est conseillé également de souscrire une assurance auto complémentaire et de noter scrupuleusement le numéro d’appel à l’étranger de son assureur afin d’être assisté en cas de sinistre.

Dans l’Union européenne, le 112 est le numéro unique d’appel d’urgence. En effet, les compagnies d’assurances ont mis à disposition des services d’assistance opérationnels 7j/7 et 24h/24. Il s’agit de call-centers qui ont pour mission d’accompagner les assurés en leur indiquant les démarches à suivre en cas d’accident, comme le remorquage du véhicule, l’hébergement ou le rapatriement et surtout une assistance médicale en cas de dégâts corporels.

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Concernant le constat amiable, il existe un document dédié dans tous les pays européens qu’il ne faut signer qu’après avoir lu et assimilé les différentes clauses. Ce document englobe les informations conventionnelles d’un sinistre, notamment l’identité du ou des conducteurs, les numéros d’immatriculation des véhicules, la position du véhicule lors du sinistre, éventuellement les noms des témoins, les numéros de ou des permis de conduire et celui de la police d’assurance. Il faut retenir que l’indemnisation se fait selon les lois en vigueur dans le pays où a eu lieu l’accident.

Proximité oblige, les données révèlent que les accidents se produisent généralement en Espagne. En effet, 56,1% des dossiers ouverts concernent ce pays contre 27,7% pour la France. En ce qui concerne le rapatriement, 46,4% des dossiers traités concernent l’Espagne, contre 19% pour la France et 18,7% pour l’Italie.

Par ailleurs, en cas d’accident, il est impératif de remplir la déclaration auprès de l’assureur du pays où l’automobiliste avait souscrit son assurance, c’est-à-dire le pays étranger.
Mais sur un plan pratique, cela dépendra de voir si la responsabilité du conducteur est engagée ou non.
Dans tous les cas, il serait préférable de déposer, en outre, une déclaration auprès du Bureau central automobile. C’est un organisme régi par une convention internationale entre pays, qui joue le rôle d’intermédiaire dans les accidents ayant impliqué des véhicules étrangers et assure le suivi.