Chronique de Larbi :
L’automobile, façon Ushuaia !

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C’est ce qu’on appelle «joindre le geste à la parole». Nicolas Hulot, le journaliste vedette de la chaîne Ushuaia Télé, semble bien décidé à rendre le climat de la planète, tout au moins celui de la France, un tant soit peu supportable. A peine fut-il nommé à la tête du ministère de la Transition écologique, qu’il a aussitôt dévoilé le « Plan climat », une sorte de feuille de route qui met en place les grands axes de la transition écologique de l’Hexagone. Il s’agit d’une stratégie qui ambitionne de mettre en application les résolutions de la COP21 afin de faire de la France un pays neutre en carbone, à l’horizon 2050. Autrement dit, il faudra désormais mettre fin à toutes les sources dégageant des gaz à effet de serre, quelles soient d’origine industrielle, provenant du bâtiment ou des transports.

A propos du transport, ce fameux projet suggère qu’à court terme, les ménages modestes bénéficieront d’une prime à la casse pour se débarrasser des véhicules les plus polluants (diesel d’avant 1997 et essence d’avant 2001)… Sommes toutes des dispositions qui suggèrent une triste fin pour les voitures essence et diesel, d’ici l’année 2040. En attendant, les automobilistes devront composer, selon toute vraisemblance, avec des révisions à la hausse des prix du carburant et une surfiscalité des prix des véhicules à moteur thermique. Il va sans dire que cet objectif écologique s’annonce comme étant l’un des plus ambitieux jamais réalisé, et qui nécessitera forcément des moyens financiers colossaux pour le mettre en œuvre.

Mais il y a plus dans cette exception française qui signe la fin du rêve automobile, longtemps incarné par le moteur à combustion interne. A force de se faire pointer du doigt par les instances écologiques, à cause des normes antipollution, les bolides de chez Lamborghini, Aston Martin… Ferrari ont désormais presque honte d’étrenner un moteur à 12-cylindres. La GTC4 Lusso T (Autonews N°194) qui vient de troquer son V12 atmosphérique contre un V8 suralimenté, donne un aperçu de la triste désillusion qui s’empare de la planète automobile. A ce rythme, on ne verra ce genre d’engins que dans les musées.