Audi A8 :
La bourgeoise se rebiffe

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Ligne sublime, confort royal et technologie d’avant-garde, l’Audi A8 se laisse tenter par le jeu de la conduite autonome. Il faut avouer qu’avec son «pilote automatique», le nouveau vaisseau amiral d’Ingolstadt fait un grand saut dans le nouveau monde, celui de la cybernétique et de l’intelligence artificielle. Zoom sur les changements les plus marquants !

Style sublime

A force de se faire distancer par la BMW Série 7 sur le plan des nouvelles technologies, la nouvelle Audi A8 rétorque en adoptant le summum des systèmes de mobilité autonome, tout en préservant son caractère de grande limousine. Et une chose est sûre, la ligne du modèle est toujours aussi élégante avec son style classique associé à des matériaux modernes. En observant la robe, on se rend compte rapidement des nombreux points de similitude avec le concept Prologue qui fut présenté au Salon de Los Angeles, en 2014. Aussi élancée soit-elle, la silhouette arbore des proportions généreuses, agrémentées de volumes épurés. Le traitement des blocs optiques à éclairage laser, combinés à la calandre Singleframe taillée sous format 3D, insufflent un air de modernité à la partie avant.

Dans l’air du temps

L’Audi A8 se place à l’avant-garde de la conduite autonome en intégrant un pilote automatique plutôt inédit. Il s’agit du système «Audi AI Traffic Jam Pilot» qui, sans se substituer au conducteur, peut être activé pour prendre en main la commande du véhicule. Grâce à un super calculateur, ce dispositif recoupe une multitude d’informations remontées par des radars, des capteurs, une caméra et un scanner laser. C’est ainsi qu’il réalise un maillage systématique de la route, dans le but de localiser les obstacles, mobiles comme fixes, qui interviennent dans son champ d’action. A noter que le pilote automatique peut être engagé à une vitesse de 0 à 60 km/h, pas plus. C’est donc seulement au milieu des embouteillages que l’on peut lâcher les mains du volant.

Audi A8 L

La molette est morte !

A bord, l’ambiance est entièrement dédiée au bien-être du conducteur et des passagers qui bénéficient d’une ergonomie indéniable. Revue de fond en comble, la planche de bord abandonne le système MMI, et sa regrettable molette rotative, au profit de deux écrans tactiles superposés. Dotés de la technologie Black Panel, ils se fondent discrètement dans leur environnement, notamment lorsqu’ils sont éteints.

audi a8 autonews8

Elle manie le popotin

La chute de la ligne du toit vers l’arrière, semblable à celle d’un coupé, est sublime. Ici, on distingue l’apparition d’un bandeau lumineux qui s’étend sur toute la largeur du coffre ainsi que des feux qui empiètent avantageusement sur les flancs. Autre détail esthétique, la baguette chromée soulignant le pourtour, s’assortit harmonieusement avec les inserts des entrées d’air, le contour du vitrage et la calandre. Si le pari de la forme extérieure est réussi, quid de la chaleur d’accueil ?

Audi A8

L’art de recevoir

Plus longue de 30 mm que la Série 7 et de 50 mm que la Mercedes Classe S, la version à empattement court s’annonce comme étant la limousine la plus spacieuse de son segment, soit une longueur de 5,17 m. Ses mensurations revues à la hausse donnent une idée sur l’espace qu’elle réserve aux occupants. Pour quatre passagers, l’environnement est royal avec des sièges réglables électriquement à l’avant tout comme à l’arrière, où l’on peut bénéficier d’une ambiance First Class. Pour le reste, le traitement du mobilier est aussi élégant, classique et remarquablement fini. Le cuir allié au bois précieux nous donne un aperçu du savoir-faire germanique. Rien à redire, l’ambiance est chaleureuse et donne l’impression d’être dans un salon.