Aston Martin DB4 GT :
Renaissance à double titre…

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Aston Martin va rééditer sa légendaire DB4 GT (dite Lightweight), berlinette qui représentait le Saint Graal entre 1959 et 1963 et qui jouit aujourd’hui d’une cote incroyable en collection. Une résurrection qui en entraîne une autre puisqu’elle sera assemblée à Newport Pagnell, «headquarters» historiques de la marque, où la production avait cessé voilà dix ans.

Près de soixante ans après le lancement de la DB4 GT, la fameuse Lightweight, et un an après avoir annoncé son intention de procéder à sa réédition, Aston Martin a démarré l’assemblage de cette voiture ô combien iconique, qui était la sportive la plus rapide du monde en son temps. Avouez que ce n’est pas une mince affaire, sachant que cette exécution racing de la DB4 a été la contemporaine et la rivale en compétition de la 250 GT Berlinetta SWB !

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C’est au sein du site de Newport Pagnell que cette «réincarnation» prend forme. Ce centre, qui fut le quartier général de la firme à l’emblème ailé et où toute activité industrielle cessa en 2007, avec l’arrêt de la production de la première génération de la Vanquish, était utilisé, depuis, pour l’entretien, la restauration et la vente de modèles de collection.

Les exemplaires réédités, baptisés DB4 GT Continuation, sont scrupuleusement identiques aux huit châssis usine «Lightweight», à ceci près qu’ils bénéficient de méthodes de fabrication actuelles. La Continuation sera produite à 25 exemplaires, qui viendront s’ajouter aux 75 exemplaires de jadis.

La DB4 GT «new age» a droit, comme l’originelle, à une carrosserie en aluminium et à un moteur fait dans le même métal. Mais le six-cylindres en ligne de la resucée est plus gros (4.2 l contre 3.7 l, puis 3.8 l) et plus puissant (340 ch, contre 270 ch, puis 300 ch). En revanche, il est toujours associé à une boîte méca’ à 4 rapports et à un différentiel autobloquant Salisbury !

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A noter que c’est un autre constructeur british, Jaguar, en l’occurrence, qui a lancé ce phénomène de «résurrection» en 2014, après avoir annoncé une série de six reproductions de sa Type E Lightweight de 1963, livrées l’année suivante, et refait le même coup plus récemment avec sa XKSS, rééditée à neuf exemplaires.

Un créneau lucratif, s’il en est, puisque les Type E du troisième millénaire ont été commercialisées à un million de livres sterling pièce. La DB4 GT Continuation est encore plus onéreuse, qui s’affiche à près de 1,5 million d’euros. Un tarif hautement justifié, et ce pour au moins trois raisons !

D’abord, chaque exemplaire de cette nouvelle série de DB4 GT, dont les premières livraisons débuteront au troisième trimestre 2017, exige pas moins de 4 500 heures de travail.

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Du reste, le montant réclamé donne aussi accès à un programme de pilotage sur plusieurs circuits, un peu comme ce qu’avait déjà fait Aston à l’endroit des gentlemen drivers ayant acquis l’hypercar Vulcan. Le pilote d’essai d’Aston Martin, Darren Turney, plusieurs fois couronné aux 24 Heures du Mans, en catégorie GT, les chaperonnera. Tout un programme !

Enfin, et c’est là la raison pour laquelle le tarif exigé en contrepartie de la DB4 GT «2.0» semble carrément compétitif, l’une des dernières DB4 GT à avoir été vendue aux enchères (en 2012, par la maison britannique Bonhams) a été adjugée à un peu plus d’un million d’euros. Aujourd’hui, la cote de ce modèle a certainement dû grimper un chouia. On ne doit donc plus être très loin du tarif auquel Aston commercialise la DB4 GT Continuation !