Pour imaginer ce que pourrait donner la mythique Fiat 500 dans les années 2000, il fallait vraiment oser. La firme turinoise a même réussi l’exploit de séduire les nouvelles générations sans froisser la majorité des puristes. Le défi est donc relevé tant au niveau du trait qu’en matière de style. Comme sur la route, la 500 est très à l’aise en ville.
On la croirait sortie d’un manga japonais. A la fois amusante et impressionnante, la Fiat 500 se donne un air de star avec ses optiques ovales aussi jolies à l’avant qu’à l’arrière.
Une réussite qui est à la mesure du compromis obtenu entre passé et modernité. La 500 fait donc un retour en fanfare dans le futur.
Et le constructeur turinois n’hésite pas à le clamer «sur tous les côtés de la petite citadine».
Car, au cas où cela vous aurait échappé, aussi bien l’intérieur que l’extérieur du véhicule est flanqué de son chiffre fétiche. Si on n’était pas aussi content de la voir revenir, on dirait presque que c’en est un peu trop.
Petite mais musclée
Avec seulement 3.55 m de long, elle n’a aucun complexe à vouloir jouer dans la cour des grandes. Certes, cette petite boule de muscle ne fera pas le poids face aux grandes berlines de la catégorie supérieure. Mais dans son segment, elle se défend habilement.
Proposée avec 3 motorisations, le diesel 1,3 litre JTD de 75 CV, l’essence 1,2 litre de 69 CV et le 1,4 de 100 CV, la Fiat 500 a plus d’un tour sous son petit capot.
Une puissance qui s’allie harmonieusement à son élégance intérieure.
Puisqu’à peine met-on le pied à bord que l’on découvre un habitacle très agréable et très convivial. L’ensemble est moderne sans être ni trop sophistiqué, ni, à l’inverse, trop dépouillé. A l’ancienne, le grand compteur kilométrique, lui, est toujours associé à la colonne de direction.
Cette petite Fiat vous réserve en plus une grosse surprise. Puisqu’elle se propose de s’adapter à vos goûts et couleurs. Des nuances vives aux tons plus sombres, les garnitures sont modulables à souhait. Et les concessionnaires promettent même, tenez-vous bien, 550.000 combinaisons possibles.
De la place avec… moins d’espace
A l’avant, même les grands gabarits seront bien installés. La position de conduite reste très correcte. La texture de la sellerie raffinée et les nombreuses garnitures chromées leur feront oublier rapidement qu’ils ont mis les pieds dans ce mythique pot de yaourt.
Même si le constructeur italien aurait tout de même pu faire un effort pour installer des appuis-tête moins rigides.
Ce qu’elle gagne à l’avant, la Fiat 500 le perd un peu à l’arrière. Certes, vous n’aurez pas l’espace d’une limousine, même si cela reste supportable tant en matière de place pour les jambes qu’au niveau de la hauteur sous pavillon.
De l’espace, il y en a aussi pour les bagages dans un coffre d’une capacité de 180 dm3 extensible à 600 dm3, en rabattant les banquettes. Vous n’aurez aucun mal à y installer vos sacs de voyage pour vos départs en week-end.
Il ne reste plus alors qu’à tourner la clé et à se saisir de son volant gainé de cuir pour goûter aux sensations sur route de la belle italienne. Pratique pendant la conduite, le volant multifonction permet de commander la radio, le lecteur MP3 ainsi que la fonction vocale Blue & Me du téléphone portable.
Agile en ville
Une chose est sûre en tout cas, quels que soient les chemins que vous prendrez vous ne passerez pas inaperçu.
Bien accrochée à la route, la Fiat 500 1,4 litre de notre modèle d’essai confère un agréable sentiment de sécurité. Son tempérament sportif permettra, lui aussi, aux amateurs de sensations fortes, de faire rugir son quatre-cylindres qui se démarque par une nervosité inégalée chez la concurrence. Gérée par une boîte manuelle à 6 rapports. Très maniable et bien positionné, son levier vous permettra de la mener à la baguette. La Fiat 500 obéit au doigt et à l’œil. Donc, nul besoin d’insister pour qu’elle réponde efficacement à vos injonctions.
Dans les virages, elle subit un faible roulis latéral inhérent à son antidérapage qui veille au grain.
Mais c’est en ville que la Fiat 500 s’exprime le mieux. Sa direction très précise fait appel à la fonction «city» ou «sport», selon les finitions, pour assurer une maniabilité hors pair dans les zones urbaines, tandis que sa suspension bien dosée permet de corriger les turbulences sur les routes endommagées.
Mais la palme du succès revient à son faible rayon de braquage, d’environ 5,3 m, facilitant considérablement les manœuvres de stationnement. Plus besoin de tourner éternellement pour se garer, la Fiat 500 se niche où vous voulez. Seul inconvénient : cela vous fait un argument en moins pour justifier vos retards.
Côté consommation, la petite 500 affiche un appétit à sa taille, autour de 6 litres aux 100 km. Compte tenu de son réservoir de 35 litres, vous pourrez parcourir à son volant quelques 600 km. Juste assez pour éviter de vous arrêter à la pompe sur le chemin du week-end ; un Tanger-Marrakech, par exemple. A condition cependant de ne pas exciter un moteur qui saura, dans ces cas, se montrer gourmand.
Proposée à partir de 155 000 dirhams, la Fiat 500 a tout pour plaire. Au point de ravir d’ores et déjà la vedette à ses rivales qui surfent sur la vague du néo-rétro, à savoir la Beetle de chez Volkswagen et la Mini Cooper.
Autant dire, qu’aujourd’hui, les mamies auto ne sont plus rétro.