Mini John Cooper Works :%% Athlète fringante

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Parée de ses plus beaux atours, la ligne de la Mini John Cooper Works rime avec une mécanique débridée. Rien d’étonnant si la coqueluche adoubée des beaux quartiers devient musicale et explosive sur circuit.  Il va y avoir du sport !

Pimpante, racée, indémodable, la Mini classique recèle d’énormes capacités d’adaptation. Outre la flexibilité des formes (coupé, roadster, SUV, break), son architecture mécanique offre d’excellentes attitudes à l’amélioration, à l’instar des déclinaisons flanquées du logo John Cooper Works. Contrairement à la légende, ce label dédié au perfectionnement et au tuning des voitures Mini, initié par le préparateur hyponyme, n’est apparu qu’au début des années 2000, avant qu’il ne soit repris par le groupe BMW, en 2006. Pour mémoire, la marque Mini est passée sous pavillon BMW, en 1994.

A bien des égards, la Mini JCW des temps modernes reste fidèle à l’esprit chic et choc, de la «mamie» anglaise. D’une part, elle fait preuve de maniabilité et de vivacité dans les périmètres urbains, ce qui favorise son aspect pratique pour une meilleure utilisation au quotidien. D’autre part, elle régale d’un tempérament digne d’une athlète, abonnée aux circuits. Ça tombe bien ! Car on était au rendez-vous avec la légendaire sportive, sur le célèbre circuit allemand du Nürburgring.

Intemporelle beauté

La Mini Hatch standard ne manque pas de caractère, mais la Mini JCW exhibe une ligne encore plus délurée, à coup d’appendices aérodynamiques intégrés un peu partout sur la carrosserie. A l’avant, pas de changements notables mis à part les antibrouillards qui disparaissent laissant place à de larges prises d’air. Abstraction faite de la couleur rouge des étriers, le profil demeure identique.

Ce qui n’est pas le cas de la partie arrière qui accueille un énorme spoiler perché au bout du toit, une double sortie d’échappement au diamètre plus large, ainsi que des feux au graphisme d’«Union Jack», le drapeau du Royaume-Uni.

Il convient de noter que malgré le passage de Mini, depuis 1994, sous pavillon BMW, les signes de son rattachement aux racines britanniques y constituent toujours un motif de fierté et, vous l’aurez compris, un formidable argument marketing. On constate les mêmes effets, pour les mêmes causes, avec le monogramme John Cooper Works, rappelant son patronyme à l’avant et à l’arrière de la carrosserie, ainsi qu’à l’intérieur (volant, sièges et seuils des portes)… Là encore, les changements ne sont pas nombreux, mais leur utilité est essentielle pour décupler les sensations de sportivité.

Originalité préservée

L’ambiance intérieure est très originale avec des sièges baquet très enveloppants qui, compte tenu de leur assise très basse, procurent une position de conduite très sportive. Elle dénote également par le système d’affichage tête haute, facilitant la lecture des informations relatives à la conduite (vitesse, navigation et signalisation), mais aussi par la sellerie cuir/alcantara, la caméra de recul et système d’aide au stationnement, l’installation audio Harman Kardon, ainsi que d’autres équipements de confort et d’aides à la conduite. Incontournables, le petit combiné d’instrumentation greffé sur la colonne de direction et le grand cadran placé au milieu de la planche, sont toujours de la partie, mais ne l’empêchent pas de se démarquer de la version classique. Il faut avouer que les traits distinctifs, intérieurs comme extérieurs, ne sauraient jamais évoquer tout son potentiel dynamique.

Utilisation à la carte

Ponctués d’explications théoriques sur les rudiments de la conduite sur circuit, notre essai commence sur les chapeaux de roues. On active la touche de démarrage placée au milieu de la console centrale et on attend la réaction du moteur. Mais, surprise, le bloc 2,0 litres turbo compressé s’ébroue discrètement, au ralenti. Néanmoins, dès qu’on sollicite la pédale de l’accélérateur, il réagit instantanément et s’emballe dans un vrombissement rauque et métallique. Faut-il le rappeler ? La JCW est une sportive bien née, qui, à défaut de crever les tympans, à bas régime, met sa cavalerie de 231 ch au service du conducteur; là où il le faut, quand il le faut.

Le moment tant attendu est finalement intervenu, on nous donne l’ordre du départ. Et c’est parti pour un premier tour de piste, à vitesse modérée, histoire de chauffer progressivement les gommes de 18 pouces.

L’ambiance intérieure est très originale avec le système d’affichage tête haute, facilitant la lecture des informations relatives à la conduite mais aussi par, la caméra de recul et système d’aide au stationnement, l’installation audio Harman Kardon.

Abonnée aux circuits

Le rythme s’accélère sur la Nordschleife, dont le périmètre mesure 22,8 km. Entre-temps, les épreuves difficiles s’y enchaînent. Avec son gabarit lilliputien, soit 3,87 m de long pour 1,73 m de large, combiné au poids plume de seulement 1,3 tonne, la JCW fait preuve d’une agilité déconcertante.

Entre les 3 modes de conduite proposés (Green, Confort, Sport), sans hésitation on active le dernier. Et bien sûr, la magie opère immédiatement : la compression moteur se décuple, les liaisons au sol se raidissent et les 6 rapports de la boîte auto s’égrènent en moins de temps pour relancer rapidement le bolide ! Pour autant, on préfère passer au mode manuel. Car, face aux multiples pièges de la Nordschleife, vaut mieux jouer des palettes pour dominer la situation que d’être à la merci de l’électronique. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la JCW tire bien son épingle du jeu dans les lacets, même les plus étroits. Ce bel équilibre, elle le doit à ses porte-à-faux et son rayon de braquage réduits, mais aussi au bon tarage de sa suspension. Point d’orgue de l’épreuve : attaquer la dernière ligne droite à toute vapeur ! Là encore, flottant comme sur un banc à coussin d’air, la pucelle anglaise croise sans trop d’efforts jusqu’à 200 km/h. Sa vitesse maximale étant de 246 km/h, alors que le 0 à 100 km/h s’exécute en 6,3 seconde chrono.

Compacte et fringante, la Mini John Cooper Works met en avant des caractéristiques idéales pour l’utilisation quotidienne, mais elle brille davantage par ses capacités dynamiques extraordinaires. Somme toute, un petit bijou réservé aux passionnés de la belle mécanique, moyennant une enveloppe de 418 000 DH pour la finition Pepper. Et si votre budget le permet, optez pour la finition Chili. Pour 40 000 DH de plus, vous bénéficierez de l’affichage tête haute, d’une excellente sellerie cuir Lounge, du système Hifi Harman Kardon…

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