Porsche Cayenne III :
Plus statutaire que félin

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Difficile de renouveler un best-seller, encore moins un modèle comme le Cayenne qui a permis à Porsche de se mettre au diapason des marques les plus convoitées au monde. Comme il fallait s’y attendre, les changements sont plutôt discrets. Premier Contact.

Le jeu en valait la chandelle. En 2002, Porsche a décidé de s’aventurer sur les terrains des SUV, ce qui constituait à l’époque une hérésie pour une marque sportive. Le Cayenne, premier du nom, a fait grincer les dents des puristes. Les fidèles de Porsche n’admettaient pas l’apparition d’un 4×4 au sein de la plus sportive des marques allemandes. Mais c’était sans compter sur l’audace du Cayenne, dont le succès inattendu a fait passer Porsche d’une petite firme aux ventes très confidentiels, au statut de la marque automobile la plus rentable au monde.

La ligne du Cayenne, cru 2017, retranscrit les gènes de sportivité et de robustesse caractéristiques de Porsche. Bien que soft, les changements sont notables au niveau du bouclier avant, mis en valeur par des prises d’air intégrés à la calandre dont les 3 barrettes sont ostensiblement brillantes et saillantes. L’effet m’a-tu-vu est indéniable. Les blocs optiques, plus pointus vers le centre, réintègrent toujours la signature lumineuse à 4 points de l’actuel modèle.

Campé sur des roues 19’’, le Cayenne exhibe un profil robuste, avec des ailes proéminentes et des épaules plus marquées. Passons maintenant à l’arrière où les modifications sont un tout petit peu plus perceptibles au niveau du hayon qui accueille un bandeau lumineux reliant les feux. Bref, ce style à connotation statutaire est plutôt favorable, à plus d’un titre. Il permet surtout au Cayenne de se donner une nouvelle forme plus robuste, mais aussi de se démarquer du Macan.

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A bord, la qualité perçue et la finition des assemblages sont du tout premier choix, rien à redire sur ce sujet. En revanche, le design de la planche de bord a fait l’objet de quelques améliorations : les sorties d’aération verticales laissent place à d’autres, horizontalement disposées sous l’écran tactile de 12,3’’. Ce dernier fait partie de l’interface homme-machine, baptisée – Porsche Advanced Cockpit. Fonctionnant à l’instar d’un smartphone, elle a permis de délester la console centrale de plusieurs boutons de commande. Si le compteur central demeure analogique, les quatre autres qui l’entourent de part et d’autre sont numériques. Pour le reste, les grands poignets de maintien de la console sont toujours de la partie.

Si les designers ont fait preuve de modération, les ingénieurs les ont vengés en dégainant deux blocs turbocompressés, à savoir le V6 turbo 3.0 litres de 340 ch et 450 Nm. Les performances sont au rendez-vous avec un 0 à 100 km/h atteint en 6,2 secondes.

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Le Cayenne S voit encore plus gros, en adoptant le V6 2.9 biturbo de 440 ch de 550 Nm, qui ne réclame que 5,2 secondes pour le même exercice. Ces deux blocs suralimentés s’acoquinent avec la toute dernière boîte de vitesses Tiptronic S à huit rapports, mais aussi avec la transmission intégrale, livrée de série.

Malgré les tarifs bien salés, le Cayenne s’est bien vendu – 760 000 unités – au terme de 2 générations et 15 ans d’existence. Et bien sûr, le nouveau venu s’annonce bien armé pour préserver sa position de leader. Voilà qui ne manquera pas de faire durer le plaisir et, surtout, renflouer à fond les «caisses» de la maison allemande.

fiche technique Cayenne autonews